mercredi 27 mai 2015

Dis, c'est quoi l'amour ? (avec majuscule A)

Si d'évidence dans les films le grand amour ressemble à un coup de foudre ou à un amour impossible qui a vécu moult péripéties avant de se concrétiser, dans la vraie vie, on sait que l'amour c'est pas souvent ça.

Je parle rarement du doudou sur le blog. Mais si tu nous voyais dans la vraie vie, lui et moi on est une représentation parfaite du proverbe "les opposés s'attirent".

Lui, grand carnivore, moi grande exploratrice végétale.
Lui Geek insatiable, moi cuisinière de toute heure avec une légère hyperactivité.
Lui fumeur, vivant avec une allergique à l'odeur du tabac froid.
Elle méthodique vivant avec cet homme qui jette ses affaires dans son placard et est ensuite incapable de distinguer les propres des sales (donc qui remplit les machines plus vite que son ombre).
Lui tête en l'air, il se souvient pourtant de détails que je trouve futiles, quand j'ai une mémoire d'éléphant pour les trucs importants, mais ne me souviens jamais des fins de films que j'ai pourtant vus y'a une semaine.
Lui Grand maître zen dans l'âme, moi stressée jusqu'à la moelle.

Non vraiment. Tout nous oppose.
Et pourtant, force est de constater que nous vivons maintenant ensemble, en harmonie, dans notre appartement douillet, et ce depuis maintenant 6 mois.

Et à force de pratique je me demande ce qui fait qu'on sait qu'on a trouvé l'amour, le vrai, avec certitude.
Est-ce que c'est cette personne capable de te faire passer par les mille couleurs de l'arc-en-ciel?
Celui qui a la meilleure odeur du monde?
Celui qui range mal la vaisselle dans le placard mais que ça te fait rire?
La personne qui possède tes premières pensées de la journée et les dernières?

Je ne sais pas.

Pour moi l'amour au quotidien, c'est vivre avec celui qui me rend chèvre parce qu'il est tellement détendu qu'il me fait parfois penser à l'élastique d'une vieille culotte, mais aussi celui qui me fait mourir de rire, qui est mon confident, mon meilleur ami, mon doudou d'amour.

Et pourtant, si l'on m'avait dit que ce garçon qui portait un tee-shirt décathlon mal taillé en vert kaki serait mon amoureux il y a trois ans et demi, j'aurais certainement halluciné et proposé au mec qui m'aurait dit ça d'aller se refaire une poêlée de champignons hallucinogènes.

Je crois que j'ai simplement trouvé le parfait équilibre dans ce bonhomme nonchalant, dont j'adule le sourire et l'odeur, et qui me fait fondre le coeur quand je lui arrache ses rires où il s'attrape les côtes, mais qui sait aussi me faire bisquer de mille et unes manières dont lui seul a le secret.

En tout cas, je n'ai jamais cru au grand amour qu'on voit dans les films. Aimer quelqu'un me paraît bien plus complexe et intéressant qu'une série de câlins/bisous et d'amourâdes.
Je ne suis pas une fille romantique : je n'ai pas pour projet de me marier, je n'aime pas les phrases canard...
Mais j'aime comme tout le monde avoir cette personne, seule et unique qui partage mes grands moments, tristes et heureux, avec qui je suis nature, et avec qui les secondes défilent beaucoup trop vite.


Et pour toi, c'est quoi l'amour?

Bisous doux (mais sans la langue)

Délia ♥

lundi 25 mai 2015

Baume à lèvres à la menthe poivrée, pour des bisous doux et frais, comme Georges (mais vraiment très pratique)

Qui aime avoir les lèvres rêches? Ah? Personne?

Et bien pourtant il faut savoir que les lèvres douces naturellement sont tout de même un idéal, sachant que c'est une partie de notre corps qui ne produit aucun sébum et qui donc ne se protège pas ni des attaques extérieures, ni de la perte de l'eau que la peau contient à cet endroit là.
Si me maquiller devient secondaire depuis quelques mois, je continuer cependant à bichonner cette partie de mon visage de façon toute particulière, d'abord avec les baumes à lèvres que j'avais gagné dans la box cadeau de friendly beauty (et qui viennent d'arriver à péremption), puis grâce à ce nouvel arrivant.

Lorsque j'ai passé ma commande sur le site ecco-verde, j'aurais pu choisir beaucoup d'autres baumes, parce qu'il faut dire que le site regorge de dizaines de références inconnues en France et toutes plus alléchantes, avec des saveurs particulières et inédites, mais aucune autre ne comportait un hibou sur son packaging. Et oui, la dure loi des objets mignons!


Car si j'ai jeté mon dévolu sur ce dernier, c'est pour le petit hibou vraiment adorable situé sur le couvercle de la petite boîte métallique.
Je n'ai pas été déçue de ce choix un peu léger.


L'emballage du produit est très pratique. C'est un format pot, mais pour ma part, j'utilise seulement le produit le matin ou le soir, et l'applique à l'aide d'un pinceau que je nettoie régulièrement, question hygiène, c'est sûr que si vous voulez vous en mettre dans le métro ce n'est pas l'idéal après avoir posé ses mains sur les barres, mais est-ce que ce format est vraiment destiné à cet usage? ;)
Le couvercle est très bien vissé, aucune chance de voir le tout s'ouvrir dans un sac à main!
La texture du produit est assez ferme, je m'attendais à quelque chose de plus onctueux, en général la plupart des baumes sont fondants, mais ici, c'est une matière très dure et qui ne fond qu'après quelques passages de pinceau.
On ne prélève qu'une infime quantité, et pourtant, c'est amplement suffisant pour se tartiner les lèvres du haut et du bas. On peut alors profiter de la fraîcheur olfactive de la menthe poivrée, que je trouve personnellement très agréable avant d'aller au dodo !
Le lendemain au lever, les lèvres sont toute douces et lisses, un vrai bonheur. Question efficacité rien à redire, le petit fait donc très bien son travail pendant que de mon coté je me repose.

Enfin, la liste des ingrédients est très minimaliste, ce qui me plaît beaucoup : de l'huile de ricin, de noix de coco et d'amande douce, un peu de cire d'abeille, des extraits de fleur, de l'huile essentielle de menthe poivrée et un peu de vitamine E pour conserver. Confiance absolue, même si d'évidence le produit n'est pas vegan à cause de la présence d'un sous produit lié à l'exploitation des butineuses.
La marque, au nom imprononçable, Gwdihw, n'est pas certifiée biologique, mais n'utilise visiblement que des produits naturels dans ses compositions ce qui représente un gage certain de qualité à ne pas négliger, quand on voit que certaines marques biologiques utilisent des conservateurs comme l'alcool à gogo, et d'autres ingrédients chimiques dans des compositions longues comme un tome du seigneur des anneaux. 
D'autres odeurs sont disponibles (vanille et miel citron) et pour d'autres usages (ongles, mains, pieds, douleurs musculaires). Chaque produit cible une action particulière, et utilise les actifs associés. Le tout dans ce même packaging vraiment très pratique et mignon.
Etant très satisfaite du produit et n'ayant rien à redire sur les compositions, je n'ai rien à redire, même si je pense ne pas racheter ce produit pour en favoriser un qui ne fera pas intervenir de produit animal, les abeilles ayant déjà bien assez à faire pour essayer de ne pas disparaître.



Et vous alors, ce produit vous tente?
Le bio est-il pour vous une qualité obligatoire pour un produit ou le naturel vous suffit-il?

Bisous glacés.

Délia ♥

jeudi 21 mai 2015

Riz sauté multivitaminé : du soleil dans ton assiette !

Je continue mon épopée au niveau cuisine en étoffant mes placards de tout un tas d'ingrédients.
Et comme je ne leur connais pas toujours des usages bien précis, j'explore leurs capacités un peu au delà des limites dans lesquelles ils sont en général  cantonnais (la blague qui sent le riz) cantonnés.


Alors bon, quand j'ai acheté du beurre de cacahuètes, je savais qu'on pouvait l'étaler sur des tartines, mais je n'aime pas particulièrement le goût gras de la chose en tant que tel.
Le mien n'est pas bio ou quoi que ce soit, je l'ai acheté chez Mark & spencer. Je suis dingue des produits proposés dans l'enseigne food. Il y en a une à la défense, je serais capable de faire l'aller-retour juste pour passer des heures là bas. C'est simple, ils proposent une gamme originale et abordable de produits vraiment chouettes. Il vendent du rapadura, du sucre normal, de la farine avec agent levant (comme dans les recettes ricaines), des salades (sans gluten, végétariennes, enfin bon, de quoi ravir tout le monde!), du fruit et légume (mais sous vide, j'suis pas fan) dont des trucs introuvables, et même du HALLOUMI que je n'ai jusqu'ici trouvé ... nulle part. Sans te parler des fruits secs, snacks plutôt sains et mueslis, bref, un endroit assez fou pour tout ceux qui comme moi aiment la bouffe. Même si c'est pas bio, et pour certains produits, pas très "healthy", je m'en tape pas mal et je laisse mon excès de gourmandise sauter à la gorge de ces petits paquets contenant mille et une saveurs inconnues à mes papilles.
Et ce petit beurre de cacahuète, il est bien sympa, parce qu'il a des morceaux, c'est du "crunchy".
J'ai beau continuer ma quête des cacahuètes non grillées non salées décortiquées, je n'en trouve nulle part donc ça m'arrange bien que ce soit compris dedans!

Ce mélange est parti d'une grosse flemme. J'aime manger savoureux mais parfois après 7 heures dans le laboratoire de pâtisserie du boulot, j'ai vu trop de gamelles, trop d'ingrédients, et j'aimerais qu'on me nourrisse par intraveineuse pendant que je roupille en bavant sur mon canapé.
Voilà comme est né ce plat. (comme toutes les naissances c'est pas glamour)

Je te propose donc de partager mon astuce, si comme moi, ton rêve n'est pas encore réalisé d'avoir un cuisinier à domicile.


Pour une personne fatiguée

○ 10 minutes de courage
○ une portion de riz (60-65 g environ)
○ Un morceau de fenouil de la taille d'un quart d'oignon
○ un quart de petite cuillère d'épices à colombo
○ Une quinzaine de cosses de petits pois frais
○ une cuillère à café de beurre de cacahuète
○ Le jus d'une demie orange 
○ Quelques graines de courge à parsemer

1 - Prépare ton riz. pour ce faire, mets le à cuire avec ton morceau de fenouil. J'ai souvent vu ma maman cuire le riz avec un oignon et c'est ce qui m'a donné cette idée.
J'ai timé la cuisson à 10 minutes. C'est important car il repasse sur le feu, alors mieux vaut éviter le riz-purée mousseline.

2 - Dans une poêle, faites fondre une belle cuillère de beurre de cacahuètes et un peu d'huile végétale liquide, et quand elle est bien chaude, verser le riz, saupoudrez de votre épice pour colombo, et faites revenir en remuant très régulièrement. Ainsi, le riz prendra toute sa saveur, le beurre sera incorporé, et il y aura un petit coté "grillé" très agréable.

3 - Lorsque tout est bien mélangé, ajoute alors tes petits pois quelques minutes, et le jus de ton orange, et sers aussitôt!

○○○○○○○○○○○○



Facile à utiliser comme accompagnement, délicieux en plat unique, bref, ce petit mélange, aux allures simples mais joliment coloré, saura ravir par ses arômes variés mais subtils!


En espérant que cette recette vous ai plu, et que mes photos aux tentatives plus "conceptuelles" aussi, j'essaye de nouvelles choses, vous êtes mes premières victimes haha!

Mille bisous colorés!



mardi 19 mai 2015

Faire de sa passion son métier [ un choix difficile ]

La pâtisserie (et le domaine culinaire) est d'évidence une passion dévorante (et à dévorer) qui me suit au quotidien.
Je ne peux pas vivre sans : chaque jour j'assemble, j'imagine, je savoure, je ressens, je mélange, je regarde, je touche, je sens, j'admire.
Chaque jour sans, c'est un jour sans ce soleil qui éclaire mes journées, sans gourmandise.
Un impondérable, mon oxygène à moi.


Devenir pâtissière est alors devenu une évidence : si je fais de ma passion mon métier, il me sera facile d'être comblée au quotidien.
En théorie.

Parce que dans la pratique, le métier de pâtissier demande bien des sacrifices. Je ne dis pas ici qu'il ne convient à personne hein, attention, mais c'est un métier difficile.
Physiquement déjà, tu es debout, tu portes des trucs lourds, tu te baisses, tu mélanges. Donc les jours où t'es malade, ou fatigué, c'est une épreuve un peu comme si l'épreuve des piquets de koh lanta c'était du gâteau (trop pâtissier comme expression quoi!).
Ensuite, moralement, c'est là que c'est le moins évident. Quand tu bosses en boutique, tu peux commencer à des horaires assez variés, situés entre 4 heures, jusqu'à 7 heures (du matin, ça va sans dire). Donc tu te lèves fatalement tôt.
Et si tu bosses en restauration, avec les coupures et les horaires tard le soir, tu n'es disponible qu'à des heures où soit les gens bossent, soit les gens dorment.
Là où je veux en venir, c'est que tu vis presque comme si tu bossais de nuit : en décalé.
Et comme la pâtisserie profite des moments où les gens festoient pour bien vendre, on bosse le week-end, dimanche compris. Sans évidemment mentionner les fêtes de fin d'année, synonyme de famille et de repas, quand toi, tu sais juste que c'est le pire moment de l'année, et que tu sais d'avance que tu ne pourras pas voir une bûche ni une galette jusqu'à l'année prochaine sans avoir envie de vomir/tuer quelqu'un/inventer un mensonge pour faire arrêter la consommation de galettes.
Alors imagine bien que voir des gens qui sont tes amis, croiser ton chéri, dormir avec, organiser des sorties. Tout prend des airs d'inaccessible.
J'ai perdu beaucoup de monde cette année. Ma vie me change. Et certains ne sont pas prêts à me garder avec.
Et c'est dur. Dur de se lever tôt, de partir la nuit. Dur d'imaginer mon futur avec mon amoureux à se croiser et s'aimer de loin. Dur d'imaginer comment je ferai face dans les années à venir à tout ça.

Si dur que parfois, je me demande si pour préserver ma passion, je ne devrais pas arrêter d'en faire mon métier.

C'est maintenant que tout se joue.

Nous en saurons plus moi comme vous d'ici quelques mois, si le marché du travail me gobe ou s'il me rejette, mais ce qui est certain, c'est que dans beaucoup de cas, une passion est envahissante, et peut vite devenir un frein à tout le reste, alors il faut rapidement faire un choix : passion ou vie personnelle?

Et ce choix n'est pas toujours si évident qu'il pourrait en avoir l'air.


Qu'en pensez-vous?

Mille bisous !

Délia ♥


dimanche 17 mai 2015

Mariage Amande-rhubarbe-fraise : Coloré, acidulé et gourmand

Il y a de ces préparations compliquées et/ou longues comme les entremets mousseux que je n'aime pas vraiment, et puis il y a ces gâteaux et biscuits qui ne sont que simplicité et saveur. Par nostalgie parfois, par plaisir pour d'autres, par respect du produit, seulement et uniquement de bonnes raisons d'en apprécier la valeur sure.


La crème d'amande n'est pas souvent sortie de sa tarte Bourdaloue, mais c'est pourtant quelque chose que j'adore manger, peu importe la saisons. Ce qui fait d'elle un atout c'est qu'elle peut aussi bien s'accompagner de frais que de sec. L'hiver étant moins propice au fruits, ceux conservés au sirop lui vont bien, la confiture est aussi une alliée, sans parler des pommes, d'un ajout de cacao.
Mais rien ne l'empêche les beaux jours arrivés de ne devenir que coulisses d'une tarte splendide aux fraises, à la framboise, aux pêches?
Sans parler de la possibilité d'une crème aux noisettes, qui l'affuble d'un tout autre goût ; vous l'aurez donc compris, un délice à décliner!

Faisant ma cueillette le dimanche, la rhubarbe est en pleine période, je gambade au milieu des énormes feuilles pour trouver la jolie branche rose qui saura faire frétiller mes papilles!
Un demi kilo plus tard, me voilà chez moi, sans grande idée de ce que j'en ferai.
Et une envie de fraises. Parce que j'en vois partout même si ce n'est pas encore la pleine saison. Mais elles viennent de France, et elles sentent si bon!! Je n'ai pas résisté, j'ai été faible mais ces jolies gariguettes odorantes m'ont enivrée.

Et c'est tout guillerette que j'ai décidé de créer ce mariage simple mais ravissant, comme une évidence de saveurs, l'alliance simple et gourmande des fruits du printemps et du réconfort de l'amande.


En bouche, c'est aussi une évidence. Un équilibre entre la rhubarbe acide, la pâte sucrée croustillante, le fondant de la crème d'amandes, le sucré des fraises et la crème chantilly qui fond sous la langue.
Si initialement je ne l'avais pas prévue au programme, n'étant que le résultat d'un manque de fraises, je ne regrette pas son entrée sur les devants de la scène ; elle apporte sa douceur et fait saliver, ce qui permet de profiter pleinement des arômes discrets qui peuplent le dessert.


Voici donc la recette !

Pâte sucrée (extraite du livre "atelier tartes" de Catherine Kluger chez marabout)

200 g de farine
○ 80 g de sucre glace
○ 25 g de poudre d'amandes
○ 1 pincée de sel (seulement si votre beurre est doux, autrement c'est inutile)
○ 120 g de beurre froid en dés

Mélangez farine, poudre d'amandes, sucre glace et sel avec le beurre, puis sabler, en essayant de ne pas trop chauffer la pâte. Ajoutez ensuite votre oeuf et mélangez le moins possible.
Enveloppez dans un film au contact et placez soit au réfrigérateur pour deux heures, soit au congélateur en surveillant régulièrement et en ayant pris soin d'aplatir votre pâte.
Je vous conseille de respecter ce temps de repos, car même en ayant l'habitude, j'ai réalisé la tarte un jour où il faisait chaud chez moi et j'ai du remettre ma pâte 2 fois au frais avant de réussir!


La crème d'amandes (recette CAP, très facile, très bonne, une valeur sure!)

○ 75 g de beurre ramolli
○ 75 g de sucre
○ 75 g d'amandes en poudre
○ 60 g d'oeuf
○ 15 g de farine
○ 7.5 g de rhum
○ En option : extrait d'amande amère ou extrait de vanille liquide

Soit vous êtes prévoyant et sortez votre beurre bien avant de commencer, soit vous êtes comme moi et du coup, vous le passez au micro ondes. je mets environ 10/15 secondes ; en général, le milieu fond, les bords sont un peu durs, mais si on fait la moyenne, on obtient un beurre pommade (consistance d'une pommade, pas liquide, ni solide, entre les deux, bien lisse!).
Il faut ensuite battre ce beurre avec le sucre afin que le mélange soit bien blanc et homogène, puis ajouter les oeufs. Afin que votre crème ne tranche pas, je vous conseille de tempérer aussi ces derniers!
Faites tourner encore quelques instants pour faire prendre du volume à bonne vitesse, puis ajoutez votre farine et votre rhum avec éventuellement les arômes.


La compote de rhubarbe

○ 450 g de rhubarbe
○ 45 g de sucre

Pelez votre rhubarbe à l'aide d'un couteau afin d'en retirer la peau filandreuse.
Détaillez les tiges en petits tronçons, puis, dans une casserole, mettez un fond d'eau, la rhubarbe et le sucre sur feu moyen. Cette étape prend un certain temps avant d'obtenir une belle compote homogène. Afin de ne pas détremper toute la tarte, il est important de laisser s'évaporer longtemps l'eau.


La Chantilly

○ 100 g de crème liquide (la marque elle & vire commercialise des briquettes noires et rouges avec un taux de 35% de MG, c'est vraiment la meilleure que j'ai pu trouver jusqu'à présent, elle monte vite et est très aérée tout en restant dense et a un bon goût, léger et frais)
○ 20 g de sucre en poudre
○ quelques gouttes d'extrait de vanille

La seule chose vraiment importante si vous avez un robot est de conserver votre crème au frais depuis un moment, ou de la passer au congélateur avant de la monter. Pour les autres, sachez que c'est un peu plus long, et le résultat n'est pas toujours aussi aéré. Autrement, vous pouvez utiliser un siphon mais vous n'aurez pas la même présentation!


Montage

1 - Foncez votre pâte sucrée dans un carré ou un cercle pour 6 personnes. Ajoutez ensuite de la crème d'amandes (je l'ai fait à la cuillère mais si mon maître d'apprentissage me voyait il me tuerait certainement sans crier gare, vous pouvez aussi utiliser une poche, assurant un résultat plus homogène) jusqu'aux 2/3, car l'appareil gonfle beaucoup au four.

2 - Cuisez votre fond à 180°C jusqu'à ce que la crème soit tout juste cuite, puis ajoutez sur le dessus la moitié de votre compote de rhubarbe et remettez à cuire. Le tout sera prêt lorsque les cotés seront dorés (n'oubliez pas de retirer le cercle/cadre à mi cuisson, pour celles qui en utiliseront) et lorsque le dessous de la tarte le sera également. Cela peut varier, mais chez moi ça a pris environ 40 minutes.

3 - A la sortie du four, ajoutez le reste de rhubarbe sur celle passée au four qui a caramélisé.

4 - Lorsque le tout a bien refroidi, prenez une poche avec une petite douille saint honoré et dressez des lignes. J'ai d'abord pris une fraise comme gabarit, mais ai préféré les ajouter après, elles auraient été toute souillées de crème!

5 - J'ai utilisé une barquette de 350 g de guariguettes, mais n'hésitez pas à en prendre plus si les fraises sont très grosses, car parfois, on en a très peu pour ce poids là et vous ne pourriez pas recouvrir votre tarte.
En alternant une rangée sur deux, ou deux rangées, selon votre humeur du jour. Vous pouvez aussi mettre de la chantilly partout, poser les fraises dessus, ou proposer la crème à part, en plus. Comme bon vous semble!

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Voilà, j'ai conscience que ça a l'air super long vu comme ça, mais ce sont des préparations très simples et rapides, sans trop de cuissons, et cette tarte est vraiment très très bonne!

En espérant que ce mélange vous plaise!

Bisous dimancheux

Délia ♥


jeudi 14 mai 2015

Quoi? Tu n'es QUE végétarienne? [ou comment la guerre intérieure à la défense animale me révolte]

Si on parle souvent ces derniers temps du végétarisme, de la difficulté à le faire accepter par les proches, ce qu'on dénote moins, c'est qu'en étant végétarien, on s'attire aussi les foudres de ceux qui dans le rang des végétaliens/vegan sont intolérants et se sentent investis d'une mission : te faire tourner chèvre et montrer le meilleur jour de la tolérance.

On en revient finalement toujours à cette question qui avait été posée par je ne sais plus quelle bloggeuse : "faut-il être parfait pour être engagé?".
Pour moi d'évidence la réponse est NON.

J'ai déjà évoqué les raisons qui m'ont poussées à devenir végétarienne. Si la souffrance animale est pour moi un des facteurs, elle n'est liée à mon sens qu'à l'agriculture moderne et productiviste, et non pas à l'élevage animal en général.
J'ai souvent vu des poules et des vaches dans des cours de fermes, elles donnent du lait et des oeufs, mais au lieu d'être enfermées et de bouffer des ogm (et des sous produits animaux, normal pour une poule), elle gambadent, pondent des oeufs quand ça leur chante, se font traire pour être soulagées du poids de leur bon lait et je peux vous dire que rien dans le goût ni dans la méthode de production n'est comparable à ce qu'on peut acheter.

Si l'on pouvait retrouver ce type de production, pourquoi serait-il condamnable de manger encore des produits issus d'animaux vivants? Je ne te parle pas d'un steack ou d'un kilo de gélatine qui impliquent un mort, mais bien d'un produit, d'un animal bien nourri, bien traité, et qui mourra quand il sera vieux, et non pas quand il arrêtera de produire 15 oeufs par jours.
Je ne pense pas que ce soit une utopie si l'on partait d'un monde différent, où chacun reverrait sa consommation de produits animaux.
Et dans ce monde, tout le monde ne serait pas nécessairement végétalien, mais chacun aurait compris que la production de produits animaux doit se faire dans le respect de la terre, de ses populations, mais aussi des animaux, qui ne sont pas des objets, mais bien des êtres sensibles. Tout simplement devenir raisonnables.

Mais ce qui me hérisse le poil, ce sont les végétaliens et véganes qui ne comprennent pas cette nuance qui pour moi prend tout son sens. Je peux comprendre qu'on refuse toute "exploitation animale" car dans le monde actuel, c'est exactement de l'exploitation, rien de plus. Mais si l'on passe par des circuits différents, je pense qu'il est possible d'encore consommer des produits de qualité, en se renseignant auprès d'un producteur local, en ayant une voisine qui a des poules, une vache, une chèvre, que sais-je encore?
C'est aussi un choix.

L'intolérance est le pire des poisons, et se sentir pris en sandwich parce que d'un coté on est ridicules à en faire trop (omnis incompréhensifs qui pensent qu'on se bât contre des moulins) et de l'autre, on est des égoïstes luttant pour une cause de façon inachevée (végétaliens/vegans moralisateurs et qui visiblement sont parfaits) la coupe est PLEINE.
J'en ai ma claque.

Oui je ne suis QUE végétarienne, mais la logique que je suis (et que suivent une bonne partie des végétariens), le produit d'origine animal n'est pas sans conséquence et on tente d'en réduire la consommation et de le respecter comme il se doit.
Quel mal à manger 3 oeufs par semaine ou une noisette de beurre si ceux-ci ont été produits d'une manière correcte? Et par correcte je n'entends pas les critères des poules estampillées élevées en plein air qui n'ont réellement pas le droit à grand chose, je te parle d'un vrai élevage, passionné, conduit par l'amour des bêtes et pas l'amour du pognon.

En tant que végétariens conscients de nos choix, je pense que nous avons tous une tendance végétalienne plus ou moins marquée, par goût, par prise d'habitude et par conscience personnelle de l'impact de notre consommation.

Je ne pense pas pour l'instant à devenir 100% végétalienne, ou vegan, même si je cuisine plus spontanément en rentrant dans ces cases, mais je m'accorde le plaisir de savourer de façon raisonnable, un oeuf au plat, une poignée de parmesan, ou un morceau de beurre sur mes tartines.
Et puis parce que la supplémentation en B12 me gonflerait, j'aurais l'impression d'être malade à prendre des gélules.
J'dis pas que plus tard je ne le deviendrai pas, mais pour l'instant, c'est MON choix, comme ça a été celui de beaucoup.
Arrêtez moi si faire des choix est punissable.

Vais-je finir sur la potence? (tout publics confondus)
Va t'on me brûler sur le bûcher des hérétiques ou des faux amis de la cause animale? (vegan)
Sur celui des cons de végétariens bouffeurs d'herbe? (omni)
Ou bien sur celui des utopiques débiles qui tentent de croire à un monde meilleur? (everybody)

Pour le moment, je suis en rogne.

En rogne contre l'intolérance de certains, qui ont du mal à comprendre que l'incompréhension n'apportera aucun bien à des mouvements comme celui du véganisme ou même du végétarisme.

Alors pour vaincre ça, j'envoie de l'amour aux omnivores, aux végétariens, aux végétaliens, aux crudivores, aux amis du sans gluten, du sans lactose, et à tout ceux qui même s'ils n'agissent pas, font preuve d'ouverture d'esprit et de compréhension.
Parce que si quelque chose tue notre monde, c'est la connerie.
Et vegan ou non, j'achète pas.


Délia
Remontée à bloc.

N'hésite pas à me donner ton avis, je ne mordrai pas, même si tu me dis que tu manges de la viande et des oeufs de batterie, chacun ses choix, chacun son combat!