dimanche 29 mai 2016

Tout en douceur : Assiette composée et croquettes de légumineuses [carottes, pois chiches, brocolis]

Les repas salés sont plus propices à des compositions qu'à des assemblages fins et huilés par ici. Ce n'est plus une surprise pour personne si j'annonce que je n'aime pas prévoir ce que je vais manger et que je pioche selon mes envies. Et quand on a faim, on n'a pas envie d'attendre deux heures pour manger, pas vrai? Parce que ça gronde comme le tonnerre dans le bidon, que ça tiraille et qu'on est prêt à se jeter sur tout ce qui pourrait porter un sigle "not healthy" dans nos placards. Me mentez pas, je sais que vous aussi vous prenez un bout de pain, un petit peu de chips, ou pire, un truc sucré, alors que vous allez bientôt manger. La faim ...

Au top ten des envies qui reviennent très (trop?) souvent, on trouve dans le trio de tête le quinoa, les pois chiches et le brocoli. Je peux même me faire un repas seulement de ça. Parce que ça dépote sévère et que les trois ensemble ça te donne la pêche comme pas possible.
Alors je vous vois vous me dire que les pois chiches ça gonfle le ventre et que ça fait péter comme un tracteur. Mais moi qui suis pourtant sensible du ventre, les pois chiches ça passe comme une lettre à la poste. Alors bon, tentez votre chance, sur un malentendu ça peut fonctionner entre vous.


Ici, pas de saveur qui explose toutes les autres ou rehausse le plat, si ce n'est quelques épices douces pour rendre ce plat savoureux juste ce qu'il faut. Après tout qui aime être saturé de saveurs au point de ne plus en apprécier aucune?
On ne le dis pas assez mais de bonnes carottes primeur peuvent avoir une saveur si riche qu'elle se suffisent à elles-mêmes ! fraîches, douces, sucrées, terreuses, acidulées ...
Quant au brocolis, c'est un, si ce n'est LE légume que je préfère. C'est un choux très doux (pour ceux qui n'aiment pas ça, c'est un bon moyen d'en consommer !), un peu sucré, que je consomme toujours cuit vapeur et encore al dente. Avec un filet d'huile d'olive et de la fleur de sel, c'est le bonheur assuré. D'autant que ça contient du calcium, des vitamines dont de la C en plus grande quantité relative que dans les oranges, potassium, magnésium ... Un champion quoi! ;) Moi je lui fais un petit podium "super food" il le mérite pas vrai?

Ce plat est assez riche, si vous avez tendance à vraiment avoir un petit appétit, je vous conseille vivement de ne pas préparer la portion de riz basmati au risque d'avoir la légère sensation d'être lesté (ceci dit j'ai déjà entendu dire qu'en cas d'enlèvement ça empêche le boulot du ravisseur, autant se protéger de tout risque).


Pour une assiette : 
Niveau de difficulté : finger in the nose
Temps de préparation : un épisode de the arrow
Degré de régalitude : 1000/100
Points de comfort food : 50/10

1 portion de purée de carottes
1 portion de brocolis cuits à la vapeur
1 portion de croquettes de pois chiches à la carotte
1 portion de riz basmati

Purée de carottes

4 carottes primeur 
Coriandre Moulue
1 cuillère à soupe de crème de riz
1 pincée de sel
1 pincée de poivre


1 - Epluchez ou grattez seulement vos carottes, puis détaillez les en rondelles. Mettez les à cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'elle deviennent tendre sous la pointe d'un couteau.

2 - Dans un cul de poule, mettez vos carottes et les aromates, écrasez au presse purée (ouau mixeur plongeant ça marche aussi, ou même à la fourchette, c'est juste que c'est plus ardu), jusqu'à obtenir un mélange homogène. Ajoutez un peu de crème et réservez avec une assiette posée dessus pour garder la chaleur.

Croquettes pois chiches / carottes :

1/2 boîte de pois chiches (ou une petite boîte ça fonctionne aussi, mais comme moi j'en trouve jamais bon ben)
1 cuillère à soupe de purée de carottes
1 cuillère à soupe de crème de riz
quelques feuilles fraîches de menthe et de coriandre
1 petite gousse d'échalote
Sel, poivre ou baies roses

1 - Égouttez les pois chiches, et rincez les bien. C'est important, parce que sinon ça ne colle pas bien par la suite!

2 - Dans un bol, écrasez vos pois chiches grossièrement, ajoutez la purée, la crème de riz, et ciselez finement votre échalote et vos feuilles fraîches d'aromates. Mélangez bien pour former une pâte un peu hétérogène et pas franchement appétissante.

3 - Faites chauffer vivement une poêle avec de l'huile d'olive et avec vos paluches, faites des galettes (plus ce sera grand plus ça aura de chance de se détruire à la cuisson) et laissez les dorer gentiment.


Dégustez sans attendre le fruit de votre dur labeur. Et y'a de quoi faire!

Et vous du coup c'est quoi votre podium d'ingrédients favoris?

Bisous doux

Délia ♥ 

mardi 24 mai 2016

Le poisson pané sans poisson mais avec de la panure

Petite, j'étais comme tous les enfants. J'aimais bien manger des trucs industriels.
J'ai le souvenir impérissable des patates bonhomme, que je me dis qu'il faudrait bien que je me mette à faire maison. J'ai aussi le souvenir des soirées knakie et frites avec plein de ketchup dessus.
Mais aussi, dans cette liste d'aliments que maintenant il faudrait me faire avaler avec un pied de biche, les poissons panés.

Alors je suis allée voir un E=M6 particulièrement instructif (non parce que tu te douteras bien que j'ai fini par éventiellement me demander comment est fait ce fucking poisson carré hein), et en fait le poisson pané, c'est plein de filets de colin, qu'on a compacté super fort pour que ça fasse des jolis blocs, qu'on découpe ensuite méticuleusement pendant qu'ils sont congelés à -18°.
Pour que ce soit plus dans l'air du temps et parce que le poisson carré ça fait trop industriel, on lui redonne même la forme de vrai filet, mais ça reste du filet de colin écrabouillé quoi. Mais en forme de filet de poisson (et donc je cherche toujours l'intérêt de les écrabouiller dans un premier lieu, mais soit).
Puis on le pane tranquilou et c'est fini.
Bien évidemment, c'est pas comme du poisson pané fait à la maison, mais je m'attendais à pire, je suis presque déçue que 60 million de consommateurs ait jugé que ce produit est presque correct mis à part quelques additifs chez certaines marques, couplés à des acides gras trans.
Bon.

Alors tu vas me dire que c'est pas bien difficile de faire des poissons panés chez soi, sauf que si tu suis bien, je mange pas les poissons moi (parce que les poissons ne sont pas des cailloux, toussa).
Du coup aujourd'hui je te dis comment faire du poisson pané sans poisson qui goûte comme l'océan. 


Pour 4 bâtonnets : 

1 bloc de tofu nature
2 cuillère à soupe d'algues du pêcheur (bah oui, faut bien pêcher quelque chose dans la mer!)
4 cuillère à soupe de tamari ou à défaut de sauce soja
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 belle pincée de sel
200 ml d'eau chaude
2 cuillères à soupe de crème de soja
Poivre
Polenta selon le besoins 

1 - Faites chauffer votre eau. Dans un plat moyen (histoire que le liquide recouvre votre tofu en fait), mettez les paillettes d'algues du pêcheur. Lorsque l'eau frémit, verser sur les algues et les laisser se réhydrater.

2 - Découper le bloc de tofu en quatre bâtons, sauf si vous les voulez plus fins, auquel cas vous pouvez aussi les tailler dans l'épaisseur.
Déposez les dans l'océan nouvellement créé, avec les algues!

3 - Ajoutez les autres éléments de la marinade.
Quand l'eau a refroidi (je trouve que ça pénètre mieux dans le tofu avec de l'eau chaude, peut-être que j'ai craqué mon slip?), mettez au frais (couvert) et laissez mariner pendant une petite demi journée (je médite encore sur ce concept, je reviens hein).

4 - Séchez bien les bâtonnets, puis roulez-les dans la crème de soja à laquelle vous aurez ajouté un peu de poivre et éventuellement du sel. Prévoyez à coté une petite assiette avec de la polenta, et roulez les dedans pour les recouvrir tout partout.

5 - Faites chauffer fort une poêle avec de l'huile d'olive (ou autre, moi j'aime bien l'olive et ça résiste bien à la chaleur) et faites dorer vos poissonnets pendant quelques minutes jusqu'à ce que ça croustille.


Le mieux pour accompagner ça, c'est de se concocter au four (puisque de toute manière t'auras pas décidé de les faire mariner au dernier moment) des petites frites de pomme de terre ou de patate douce, ou les deux.
On épluche, on badigeonne, on met au four, et ... 40 minutes plus tard, on mange ses poissonnets et ses pommes de terre fondantes.

Alors c'est pas du findus (et puis tant mieux un peu dans un sens), mais c'est rudement rigolo :-D !

J'espère que vous trouverez la recette amusante de par son coté régressif façon madeleine de Proust. Le poisson pané au tofu, c'est pas tous les jours quand même.


Mille bisous saveur marée basse.

Délia ♥ Qui irait bien regarder les crabes dans les rochers 


dimanche 22 mai 2016

La miaouesque #5 : Nova, toujours aussi chat

"Le plus petit des félins est une oeuvre d'art."

Léonard de Vinci

Je vous laisse donc admirer mon modèle préféré, qui s'enfile les croquettes plus vite que son ombre, râle environ 2 heures par jour, et me donne la sensation de toujours me comprendre, avec ses yeux jaunes.
Elle fait maintenant plus que partie de la maison, et nous avons cru la perdre mercredi passé, alors qu'elle s'était juste enfermée toute seule dans un tiroir à culottes #LOL. On l'a retrouvée, endormie, paisiblement, alors qu'on était déjà allés faire le tour du quartier les larmes aux yeux en s'imaginant rester éveillés pour la chercher toute la nuit. Malgré son amour pour ronchonner, elle est super obéissante. Elle répond à son nom et accourt dès qu'on la demande (avec son bidon qui ballote haha), arrête les bêtises quand on prononce le traditionnel "NON NOVA". Un vrai amour, bien que peu câline!
Nous réfléchissons à prendre un petit bout numéro 2 avec le doudou, mais nous ne savons pas si ma petite grossette acceptera cet intrus dans son chez elle sachant qu'elle a feulé quand on est revenus du refuge où on a tenté de repérer l'élu.
En attendant, admirez donc sa désinvolture et sa manière toute particulière d'embrasser à pleine pattes le bonheur de vivre.

(Entre temps j'ai eu mon objectif Macro, vous vous douterez bien que je me suis fait plaisir sur les plans rapprochés ;) )



 L'étendoir à linge est le meilleur endroit. Et puis quand on finit sa sieste on sent bon la lessive! (et y'a des poils partout!)

Tiens, mon pote est connecté!
Pépère pour regarder ma série quoi.


 Petit chat ou grand fauve de terreur?





Avoue, toi aussi maintenant t'as envie de rouler ton nez sur son bidon tout rose!

Bon dimanche!

Délia ♥ Affreusement gaga

jeudi 19 mai 2016

Le défi pâtisserie Végane : Comment remplacer les oeufs, et les produits laitiers?

Vous l'aurez remarqué, ces derniers temps, la part belle n'est plus faite aux oeufs, au lait ni au beurre par ici!
Je ne suis toujours pas vraiment végétalienne puisque je consomme à l'occasion quelques morceaux de fromage et des œufs avec parcimonie. Mais disons que ça devient moins systématique et que j'ai appris à bien m'en passer dans ma cuisine, ce qui fait que c'est en train de perdre son statut d'habitude au profit d'une exception bien sentie.
D'ailleurs, j'ai fini par me décider et me complémente désormais en B12, vous savez, cette vitamine qui manque dans l'alimentation végétale? En fait j'ai découvert de par mes recherches qu'on peut tous être carencés, y compris les omnivores qui mangent peu de viande, les personnes âgées notamment qui l'assimilent moins bien, et puis les végétariens qui mangent finalement peu de produits animaux (lesquels contiennent une part très marginale de cette petite B12). Alors bien sagement je prends mes deux comprimés par semaine et on n'en parle plus, se mettant à l'abris de bien des soucis pour trois fois rien ;) !


Alors si en cuisine salée il est assez simple de trouver de quoi manger sans difficulté, en pâtisserie c'est un autre débat, car si l'on peut changer son steak de boeuf en steak de soja, difficile de passer aussi simplement d'un oeuf à un simili du règne végétal, car il n'existe pas UNE mais plusieurs solutions pour chaque ingrédient. Mais pas de panique, je vous explique!

Remplacer le lait

C'est bien l'ingrédient le plus facile à remplacer! En réalité il n'est là que pour mouiller au pire, coaguler au mieux!
Les laits végétaux fonctionnent très bien comme remplacement, mais parfois j'utilise même de l'eau quand la part lait est marginale, et que ça m'ennuie d'ouvrir une brique de lait végétal juste pour ça.
Le lait de soja est le plus passe partout évidemment, mais on peut lui choisir un lait plus savoureux, comme l'amande ou la noisette histoire de donner un petit coté unique!
Pour éviter le soja, j'utilise souvent du lait de riz, pour la simple et bonne raison que je préfère ne pas multiplier l'usage du soja inutilement.
Enfin, pour les plaisirs comme les bols de céréales du matin, j'aime mieux le lait de soja vanille, que je prends en petites briquettes pour limiter la perte!
On peut aussi facilement fabriquer son lait végétal en faisant tremper des oléagineux puis en les mixant avec de l'eau. En voici un petit tableau récapitulatif trouvé sur sans lait, sans gluten et sans prise de tête :)


Remplacer la crème

Là encore, les crème végétales sont de bonnes alternatives, et variées en plus!
Evidemment, le lait et la crème de coco sont des substituts agréables mais même si en pâtisserie végane on voit souvent la coco fouettée, je trouve que son goût trop fort masque toutes les autres saveurs et donne un cachet trop "vegan" aux pâtisseries à base de crème fouettée. A conserver donc pour son exotisme dans des pâtisseries qui lui iront comme un gant, mais à oublier pour un chocolat liégeois. Enfin sauf si on n'est pas dérangé par l'harmonisation d'un peu tous les desserts.
Pour ce qui est des ganaches, la crème de soja reste la plus neutre, mais j'utilise aussi la crème d'avoine de temps à autres, tout comme la crème d'amandes!
Pour ce qui est de la chantilly, j'ai pu essayer la crème à fouetter de la marque alpro. Ne cherchez pas en France, nous n'en disposons pas! C'était ma trouvaille amsterdamoise et maintenant, je me rabats sur de la Shlagfix, qui foisonne aussi très bien et est une base neutre pour les desserts à base de crème fouettée.



Remplacer le beurre

On pourrait croire que c'est évident de remplacer le beurre par sa copine la margarine, mais ce n'est pas toujours aussi simple. En réalité, le beurre peut aussi être remplacé par des purées d'oléagineux, par de l'huile végétale aussi.
Pour des préparations où l'on recherche particulièrement la texture du beurre, on peut bien évidemment opter pour la facilité de la margarine mais dans la plupart des gâteaux cuits, l'huile est un bon substitut qui donne beaucoup de moelleux et qui a l'avantage de ne pas contenir d'huile de palme.


Remplacer les oeufs

Si il y a bien un produits que j'ai trouvé compliqué à remplacer et qui change beaucoup le rendu, ce sont les oeufs!
Même avec les trucs de remplacement attrapés sur le blog d'Antigone, on a parfois du mal à savoir quelle propriété on cherche à obtenir, surtout au début. C'est une base fantastique pour apprendre à remplacer, alors recopiez là et scotchez là dans un coin de votre cuisine ;)
J'utilise assez souvent la maïzena et le lait végétal mais il faut quand même se méfier de la sensation peu agréable que ça peut laisser en bouche utilisé à l'excès.
Les bananes et la compote sont de bonnes alternatives mais elles donnent un goût assez prononcé, je les trouve donc, comme la crème de coco, utiles surtout si l'on souhaite que la préparation soit aromatisée, à éviter autrement.
L'aquafaba (ou eau de pois chiches pour les non initiés) est également une découverte assez récente mais qui s'avère fort utile dans toutes les préparations qui nécessitent des blancs d'oeufs montés en neige.
On peut maintenant se vanter de faire une mousse au chocolat sans oeufs, une meringue sans blanc, enfin je ne vais pas vous faire toutes les spécialités à base de blanc d'oeuf. Si on décide de la cuire, la meringue peut nécessiter l'ajout de crème de tartre pour se tenir correctement ;) ! (on entrouve chez Mark et spencer au rayon farine!)


Remplacer la gélatine

L'agar agar est la solution la plus couramment utilisée mais il existe également la mousse d'irlande que je n'ai trouvée nulle part mais que j'ai vue dans le bouquin "green" de Anya Kassof (et on me dit en commentaire qu'il s'agit de la gomme carraghénane qui sert aussi en cosmétiques) .
Le résultat est un peu différent, puisque la texture obtenue tiendra plus du granuleux que du gélatineux, mais je préfère ce rendu moins écoeurant.
Par contre, son désavantage est que l'agar ne supporte pas tellement la congélation et rend beaucoup d'eau en revenant à température, on peut donc assez difficilement l'utiliser comme son confrère!

Alors quel intérêt du coup?

Le premier intérêt c'est de pouvoir cuisiner avec des produits qui ont une meilleure durée de conservation. On peut difficilement voir se périmer du tofu soyeux ou de la purée d'amandes, quand le beurre et les oeufs sont en fin de vie. On n'a également beaucoup moins de produits à conserver au frais, ce qui désencombre bien le frigo.
Après fabrication, le produit se perd également moins vite car il est tout végétal!
De même, il est plus simple de faire des quantités réduites car on ne peut pas diviser un oeuf en deux, mais le problème disparaît puisqu'on n'utilise plus d'oeufs ;)
Au niveau des propriétés nutritionnelles le vegan est quand même plus "sain" globalement même si ça reste toujours calorique. Le fait de retirer les graisses animales évite quand même d'apporter des facteurs de risques cardio vasculaires en plus, entre autre.
Après faut pas se leurrer, ça reste du gras et du sucre. "Moins pire", uniquement à condition d'utiliser autre chose qu'une margarine à huile de palme hydrogénée quoi.

Et ça change beaucoup le goût?

Oui et non. Certaines préparations se prêtent mieux au jeu que d'autres. A venir, vous aurez la recette des donuts, c'est indécelable. Les sablés bretons par contre n'auront pas le goût de beurre, c'est évident!

Pourquoi se lancer alors ? 

Pour varier les plaisirs? Par défi? Pour limiter sa consommation de produits animaux?
Les raisons sont multiples.
S'il est vrai que la pâtisserie vegan nécessite de prendre ses marques, c'est un réel plaisir de parvenir enfin à ses objectifs. L'idée de ne pas utiliser un seul produit animal, qui est pourtant le fer de lance des pâtisseries traditionnel est un vrai défi.
D'autant que de plus en plus de personnes deviennent intolérantes au lactose, autant faire plaisir à tout le monde ;)

Ou trouver ses produits

Pour la shlagfix on peut en trouver chez Un monde Vegan, mais aussi sur Boutique vegan.
Je n'en ai pas encore acheté mais j'ai déjà eu l'occasion de goûter et travailler avec le chocolat de Vantastik Food et c'est vraiment une merveille pour remplacer le chocolat blanc.
Les margarines sont en quantité dans les enseignes bio dont certifiées vegan, mais on trouve également le saint hubert bio qui ne contient pas de lait du tout.
Les laits et crèmes végétaux sont présentes partout, mais je préfère les magasins bio pour leur variété là où on ne trouve que le soja en grande surface traditionnelle (pour des prix pas plus bas d'ailleurs).
Enfin pour le reste je crois que vous savez où trouver ;) !

J'espère avoir fait le tour de la question! Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les poser, j'y répondrai en édit si ça mérite d'être complété (sinon je réponds en commentaire quand même haha) :)
Je précise que je vois vraiment la pâtisserie vegan comme de la pâtisserie traditionnelle et que je trouve ça important de garder des aspects et saveurs qui ne sont pas à l'opposé des autres pâtisseries. C'est certainement ma formation qui veut ça mais je me refuse à ne faire que du dessert trop estampillé vegan et qui rebuterait n'importe quel omnivore, même si moi je trouve ça tout aussi bon ; il faut se rendre à l'évidence qu'il ne s'agit pas d'une gourmandise universelle et ce n'est pas ce qui donnera envie à certains de se laisser tenter par ces douceurs !

Bisous

Délia ♥ qui voit la vie cruelty free

jeudi 12 mai 2016

Shortbreads à la noix de pécan [vegan!]

Je dois l'avouer, j'ai bien du mal à me passer de sucré.
Même si ce n'est qu'un petit carré de chocolat, ou une fraise juteuse, il me faut bien souvent terminer dignement mon repas.
Alors n'allez pas croire que j'aime l'excès de sucre : je déteste les boissons sucrées que je trouve écoeurantes, je ne peux pas manger une part de gâteau en entier parce que ça me sature complètement la langue et que je ne sens plus rien, et je ne sucre jamais mon thé par dégoût.
Mais j'apprécie la saveur douceureuse d'une pointe de gourmandise bien dosée. Je ne fume pas, mais j'ai ma petite addiction au sucre.
J'essaye evidemment de varier le sucre utilisé, car le sucre blanc est totalement inutile sur le plan nutritionnel, et te refilera juste une glycémie de malade ponctuellement, et peut-être le diabète un de ces jours, la mort celui d'après (c'est presque pas une blague, le sucre blanc y'en a vraiment partout). Pas de quoi sauter au plafond.
Alors ses confrères non raffinés ont un gros désavantage tout de même : ils donnent un goût assez prononcé et ont pour certain (coco, muscovado), des textures très éloignées du sucre blanc cristallisé comme on le connaît tous. Mais en jonglant bien, on peut se débrouiller pour trouver un moyen d'outrepasser cette difficulté et d'adapter son usage de l'édulcorant (c'est comme ça qu'on appelle les autres trucs qui sucrent mais sont pas du sucre) selon sa préparation.


Evidemment, au rythme où je cuisine à la maison, il y a toujours quelque chose à grignoter pour d'éventuels invités, surprises ou non.
Mais je me suis dit en faisant ces biscuits qu'ils seraient parfaits pour une après-midi papotage entre copines qui durent des heures et pour lesquelles on devrait prévoir des rations alimentaires comme pour partir en mission.
Ils m'ont un peu fait penser aux biscuits "gascogne" au niveau de la saveur, quand bien même ce n'est pas vraiment l'idée!


En fait, c'est très croquant, avec un goût caramélisé du à la présence du sucre de canne non raffiné et on sent le bon goût de la noix de pécan en arrière plan. C'est assez sucré, d'où l'idée d'éponger avec un peu de thé (non sucré donc) entre chaque bouchée!
En plus c'est facile à transporter si on prend le thé ailleurs (dans une super boîte en fer), ou même pour faire des petits baluchons et offrir.


Pour 8 biscuits environ

60 g de farine de blé
60 g de farine sans gluten (ici Maïzena et riz)
20 g de noix de pécan
85 g de margarine
60 g de sucre de canne blond
15 g de Muscovado
Une pincée de sel

1 - Peser les ingrédients secs tous ensemble dans un récipient. Remuer un peu pour créer de la mixité dans tout ça. C'est projet X, version farine.

2 - Ajouter la margarine en mélangeant bien la préparation, jusqu'à obtenir une pâte uniforme et solidaire (tous ensembles, tous ensembles, touuus, touuus).

3 - Etaler de manière à obtenir quelque chose de plus ou moins carré (sauf si vous voulez faire des shortbreads ronds/informes/losangulaires, à vous le choix les gars). Pour ce faire, il faut partir d'un rond et tourner la pâte d'un quart de tour à chaque coup de rouleau. Jamais plus, jamais moins. Pour un rond c'est 1/8 de tour à chaque coup de rouleau. Et là tu te dis que j'ai l'air d'aimer les maths mais c'est pas du tout vrai. On est fâchés depuis la primaire, on a pas encore signé la trève, c'est en négociation.

4 - Piquer des noix de pécan dans la pâte, sans enfoncer de trop : à la cuisson elles se feront emprisonner dedans.

5 - Cuire à 180°C pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que les bords dorent.
Tout de suite en sortant du four (et pas genre 20 minutes après sinon c'est bouillie land), prends un couteau et détaille ton biscuit. Si tu veux des ronds, prends ton emporte pièce. L'idée quoi qu'il arrive c'est de ne pas traîner parce que ça refroidit et que ça durcit donc assez vite, ce qui pourrait rendre la tâche qui est ici simpliste en quelque chose de laborieux à la mort.


Il ne vous reste plus donc qu'à mettre la bouilloire en route et attendre que les copines ou la voisine trop chouette viennent sonner à la porte et prendre le thé.


Evidemment, on peut décliner cette recette à l'infini, même si sa saveur prononcé aura tendance à toujours s'imposer.
A tester au sucre blanc si vraiment vous souhaitez une base neutre!


Bisous mietteux

Délia ♥

dimanche 8 mai 2016

Amsterdam #2 : Les bonnes adresses !

Les semaines filent vite depuis que je suis rentrée d'amsterdam, tant et si bien que j'ai oublié de vous parler de là où on a trouvé de quoi se repaître entre deux averses au milieu d'amsterdam (on commence à avoir l'habitude, on emporte toujours la pluie dans nos valises, partout).
Contrairement à mon premier séjour, j'ai trouvé que même si on trouve facilement à manger (partout, tout le temps), les portions sont plus de l'ordre du snack que tu bon gros repas.
Du coup j'ai souvent eu faim après avoir mangé et ça m'a paru relativement plus cher qu'ici.
Toujours le même amour pour les grandes surfaces bio là bas, il y a tout un tas de produits dont je ne comprenais même pas de quoi il retournait et que j'ai achetés par curiosité (comme la mayonnaise sans oeufs certifiée demeter qui est vraiment très agréable!).

Bien évidemment, ça a été un plaisir encore une fois, parce que la ville était toujours aussi agréable.
Nous étions logés plus loin du centre que lors de notre premier séjour (via airbnb toujours), nous avons donc pris le tramway local.
Pour l'utiliser, on peut acheter les tickets à des bornes aux stations les plus fréquentées, ou bien directement à l'arrière des wagons où on trouve des personnes qui sont là juste pour en vendre ! Ne pensez même pas à frauder, on a vu le chauffeur appeler au micro un monsieur et refuser de redémarrer le tramway tant qu'il n'aurait pas donné son du ;)  Une pratique qu'on devrait peut-être emporter en France?
Et surtout n'oubliez pas de valider en sortant aussi ! (et oui)


Pour ce qui est des bonnes adresses, je vais commencer par un endroit dont je vous avais déjà parlé : Le foodhallen !
Cette fois-ci nous avons pris le temps de déguster un des gin servis dans un bar qui fait des dizaines de cocktails tous plus fous et originaux les uns que les autres dans des verres ballons énormes. La première gorgée est un peu amère, surtout quand on n'a pas l'habitude du gin, et ensuite, ça se boit tout seul (jusqu'à se sentir un peu saoul, je dois bien l'admettre!). C'est d'ailleurs passionnant de regarder le barman préparer ça, avec une grande rapidité et une dextérité qui sont fascinantes, d'autant plus quand tu as les yeux un peu embués.
Cette fois encore il y avait des concerts lorsque nous y étions, et une ambiance très dynamique et agréable, avec un public hétéroclite. C'est ce qui paraît assez fou à Amsterdam : tout le monde fréquente les mêmes endroits indépendamment de l'âge!
On peut manger de tout (raclette, sushis, petits gâteaux (hors de prix), frites, boulettes, burgers), mais il faut veiller à venir tôt pour pouvoir déguster assis (cette fois nous ne nous sommes pas faits avoir...). Ca reste sympa quand on est debout mais si vous visitez, vous serez certainement RAVIS de reposer vos pieds ;) !


Nous avons trouvé refuge chez Pluk un jour de pluie, j'avais trouvé l'adresse sur internet en parcourant instagram.
C'est un de ces endroits super confortables, avec du bois, des choses simples, pastel, des plantes et du metalique, qui donne envie de rester un moment et de retirer ses chaussures, pour finir, orteils en éventail, à lire un bouquin.
L'ambiance est douce et chaude. On peut déguster des jolies pâtisseries, et boire du thé fumant, ou une boisson fraîche. J'avais fait le choix d'un mint tea, une simple branche de menthe dans de l'eau bouillante, servie avec une dosette de miel. Simple mais très désaltérant!
Leurs photos sur instagram donnent envie de faire le chemin au moins une fois par jour, c'est un petit havre de paix à retenir pour se la couler douce aussi bien par temps pluvieux que par beau temps puisqu'ils ont apparemment une petite terrasse (mais pas n'importe quoi, le truc sympa).




Nous avons également fait un tour (un DETOUR ouai) jusqu'à coffee and coconuts, où je peux dire que j'ai mangé les meilleurs oeufs brouillés de ma vie toute entière, le genre de truc où tu te demandes comment on peut rendre des oeufs aussi bons tellement c'est SIMPLE. Les plats sont plutôt de l'ordre du brunch ou du sur le pouce, mais très franchement, c'était tellement délicieux que je vous conseille l'adresse sans détour. Vous pourrez y manger végétarien ou bien omni, des plats sans prétention, mais qui font plaisir aux yeux et au ventre. L'ambiance est très agréable, malgré la taille démente du local décoré façon industriel. On peut manger au rez de chaussée, à l'étage ou à l'étage d'encore au dessus, dans des chaises, des fauteuils ou même des énormes poires dans lesquels on s'est lamentablement VAUTRES comme des sacs à patate. On te laisse même choisir si c'est plutôt pour rester dans l'intimité ou partager sa table avec des inconnus pour faire des rencontres! C'est un peu excentré mais ça vaut le coup d'y aller.


Si vous voulez faire un petit stop dans le centre entre deux sessions shopping (centre = shopping, oui, on n'y trouve franchement rien de bien intéressant hormis ça), vous pourrez vous arrêter au Melly's cookie Bar rien que pour vous enfiler des bons cookies ou un super bon alfajores!



Et pour déguster une bonne pizza, vous pouvez aller sans soucis au Mazzo. Une ambiance très sympathique, un service rapide. Les plats végétariens sont mentionnés sur la carte clairement, pas moyen de se tromper.
Pourtant nous sommes difficiles en pizzas ;)

 

Nous avons également fait un passage au Dr Blend que j'ai trouvé franchement pas terrible alors que l'adresse est recommandée un peu partout. Les snacks sont chers pour la quantité qu'on a, et même si c'est vegan, le coté healthy très revendiqué m'a un peu dérangée, je dois bien l'avouer. On sent qu'il y a de la recherche dans le goût des jus, mais j'ai mangé un wrap pas très garni qui m'a vraiment laissée sur ma faim. A tester pour les jus, notamment les jus verts, mais passez votre chemin pour les autres composantes de la carte!

Evidemment, nous sommes retournés chez Drovers dog, même si j'ai moins été charmée que la première fois parce que j'étais épuisée du voyage et de ma semaine juste avant, j'ai toujours autant apprécié le calme "comme à la maison" de l'endroit, et les serveurs super sympas.
On y mange végé et omni, pour un tarif raisonnable, dans un cadre tout en bois!


Pour ce qui est de se balader, nous avons fini par tomber dans le Vondelpark, un énorme coin de verdure, où il y avait même des drôles d'oiseaux qui ressemblaient à des perroquets (cimer les connaissances en oiseau de la nana), c'était un endroit très reposant, et assez atypique pour des petits français. La piste cyclable dans ce parc est juste démente, c'est en fait une route hein, pour faire court. T'as bien intérêt à regarder des deux cotés avant de bouger ton corps en face, sinon tu meurs sous les roues de 14 vélos.
On peut aussi regarder les petits canetons et leur maman canard, les arbres, on peut s'asseoir dans l'herbe pour profiter un peu, un sacré paquet d'options finalement, pour se la couler douce. Et ça peut servir de raccourci pour réduire des trajets à pieds!




Enfin, chose que nous n'avions pas fait lors de notre premier séjour, nous avons été au quartier rouge. Pas beaucoup de rouge dans si ce n'est qu'il s'agit de la couleur des vitrines où sont présente les prostituées qui sont autorisées à exercer légalement là bas. A voir pour la curiosité que ça représente, les vitrines avec des femmes, qui tentent de vendre leurs services, comme on vendrait n'importe quelle autre chose. Un état d'esprit bien différent de celui qui existe chez nous vis à vis du plus vieux métier du monde ;) !


On s'habitue en deux séjours à ce qu'on nous demande si on veut notre ticket de caisse, à voir chez les gens parce qu'il n'y a pas de rideaux (et donc à ne pas avoir de rideaux non plus cqfd), à avoir la sensation que tous les intérieurs sont magnifiques, à regarder si des vélos passent, à valider à la sortie du tram, à ne pas prendre les gens qui nous fixent pour de l'affront mais bien comme de la sympathie (cékoiça ?).
Qu'il fasse beau ou pluvieux vous ne regretterez rien, donc filez y faire un tour un week-end, ça détend, même si c'est crispation assurée en rentrant après ...

Je vous reviens avec un kilo de recettes véganes!

Mille bisous!

Délia ♥ la tête toujours un peu dans le guidon