dimanche 2 août 2015

☼ Ce qui se cache dans ma trousse de voyage biologique pour les vacances ! ☼

Tu croyais tout de même pas que j'allais rester cloitrée chez moi pendant mes vacances?
Du coup je t'annonce que je m'en vais pendant une semaine et demi, d'abord en Charentes maritimes pour déposer petit chat chez de la famille du chéri, puis, rejoindre le doux soleil de la méditerranée près de Perpignan!
J'espère prendre de jolies couleurs et découvrir de chouettes endroits, et manger des trucs bons (et végé, je sens le défi venir haha).
Je pense poursuivre mon rythme de publication mais rien n'est moins sûr alors je vous invite surtout à vous en retourner vers mon instagram, qui lui sera alimenté de mes photos ensoleillées avec un plus fort pourcentage de certitudes.


Depuis mon dernier voyage mes produits ont un peu changé alors je trouvais que c'était une façon sympathique de vous proposer une présentation de ma routine quotidienne!

Pour le visage


Même si vacances rime parfois avec flemmance (bah quoi, ça rime pas?), je ne souhaite pas rentrer avec le visage pendouillant et des rides d'expression partout pour avoir fait acte de maltraitance envers ma peau.

Pour commencer la journée j'utilise toujours mon eau florale de citron (j'en change souvent mais celle de citron est très fraîche en été, un vrai bonheur!), qui permet de tonifier un peu, de nettoyer à l'aide d'un coton et de rendre le teint moins terne. C'est aussi une eau florale qui aide à traiter les imperfections car elle est assainissante et constitue donc une copine anti acné !
Après son passage, j'utilise la crème purifiante matifiante de Jonzac, qui ne m'a pas quittée depuis ma dernière présentation de routine bio. Elle est toujours aussi efficace : mon teint est net, sans imperfections majeure et plus jamais gras, même sur la zone T, peu importe la chaleur et l'environnement (air gras au boulot!).

Lees is more donc pour le matin!

Le soir, je nettoie mon visage à l'huile d'olive (mais la bouteille était un peu immense et manquait de charme pour faire partie du portrait haha), puis rince le tout à l'aide de ma mousse nettoyante Thémis qui arrive vraiment en fin de vie. J'aime beaucoup sa douceur et son efficacité, sans jamais aggresser la peau ni la rendre sensible.
Avant le dodo, j'en profite toujours pour utiliser mon eau florale pour rincer le calcaire de l'eau qui pourrait résider sur ma peau et la fragiliser, puis, je m'étale généreusement de l'aloe vera, ici de chez Nature & découvertes, que j'aime beaucoup (texture fluide, odeur légère mais naturelle), ainsi que quelques gouttes de mon sérum qui a l'air de plutôt bien fonctionner de chez biofficina toscana. Je vous ferai bientôt un article un peu plus détaillé (quand je reviendrai de vacances en toute logique mais il se peut que ce soit avant en fait, les mystères de la vie et de la publication, toussa).
Sans oublier d'hydrater les lèvres avec une bonne couche de mon baume Gwdihw (étouffe toi avec ce nom c'est cadeau).

Coté hygiène santé


On va pas se la jouer Robinson, on part s’exiler, oui ,mais tout en propreté!

J'emporte bien évidemment mon savon de la savonnerie cancalaise (d'ailleurs je compte bien m'en recommander en rentrant pour tester la nouvelles collection "marin" toute neuve, jetez-y un coup d'oeil!), pour continuer sur les senteurs florales et estivales (mhh la lavande!).
Pour sentir la petite fleur des aisselles, on n'oublie pas non plus le déodorant Shmidt's à le bergamote et au citron vert, qui est lui aussi à la fin de sa vie et sera certainement remplacé par le lamazuna solide!
Pour être très propre aussi des cheveux j'emporterai mon petit shampoing solide (qui n'avait pas vraiment fière allure humide) trouvé chez Leclerc au rayon enfant. Il est identique en composition à celui trouvé il y a un moment chez Nature et Découverte mais comme il est vendu sans la boîte métallique, il coûte seulement 4 €. Mon choix s'est tourné vers ce format car c'est moins risqué à trimballer en valise! (quoi, t'as jamais renversé ton shampoing dans tes vêtements?).
Au cas où on se scarifie sur un coquillage maléfique, j'ai prévu mes pansements qui font du bien à la tête, au coeur et qui protègent le bobo : au choix, les camions ou les canards!
Sans oublier non plus le minimum syndical : désinfectant et doliprane!

Coté coquetterie


C'est pas cette année que je ferai la sirène bombasse : strict minimum pour mon "vanity"!

J'embarque mon eau de parfum Ixxi "tonnelle gourmande" que j'ai gagné chez la charmante Lili ♥ de Needs and Moods et qui me séduit par ses notes fraîches mais fruitées. Parfait pour les vacances!
Me suivent aussi mon mascara pour les soirées bord de mer au restaurant et mon blush couleur caramel (une ancienne édition limitée, introuvable à l'heure actuelle, navrée chérie), au cas où je ne prenne pas assez de couleurs!

Bien-être


Chez la mamie du chéri les moustiques font la taille de mon poing ( à peu près) et sont tellement perfides qu'on abandonne de les chasser la nuit tombée et le sommeil nous assommant. J'ai parfois hérité de boutons façon boule de golf (puis dans les articulations, c'est plus drôle d'avoir deux genoux). Pour éviter ce désagrément, l'huile essentielle de citronnelle, avec un peu d'aloe vera avant de dormir devrait les détourner de venir nous vider de notre sang!
La menthe poivrée est une alliée agréable pour les journées où on a pas assez bu d'eau et où le mal de tête se fait sentir : sur les tempes, le front et en dessous du nez avec de l'huile végétale ou de l'aloe vera!
Sur un mouchoir, elle permet aussi de faire passer la nausée notamment due au mal des transports! :)

Le solaire

La star des vacances? Avec ma superbe tâche de naissance, point de non protection solaire, peu importe l'heure, même si je ne suis pas une accro de la protection!
J'ai repris la même crème que l'année précédente, elle avait été plutôt efficace, est bio et ne coûte pas HYPER cher (parce que les solaires acorelle bah je les ai pas trouvés près de chez moi :snif: ).
Puis crotte, y'a toujours Raiponce!


Et surtout, surtout, on n'oublie pas ses tongs (je l'ai fait l'an dernier, mauvais présage on a eu que de la pluie) ni son maillot de bain.

On laisse ses mauvaises pensées à la maison, et on prie fort pour que le soleil soit avec nous pour le voyage!
Cette année j'ai aussi un pensionnaire de plus dans la voiture : Nova! Pour lui faciliter le trajet nous lui donnerons du Feliway (un spray qui balance des phéromones que seul le chat calcule et qui l'apaisent et l'aident à s'orienter dans des situations angoissantes (même si l'angoisse est plutôt pour nous vu qu'elle s'en tape comme de la dernière pluie de la voiture, Nova quoi)) et du Zylken, un petit cachet non sédatif destiné à l'apaiser (et à faire en sorte qu'on la passe pas par la fenêtre au bout d'une heure de trajet haha).
Ce sera son premier voyage j'espère que ça se passera au mieux!!

Je vous dis à très bientôt, et m'envole, chapeau vissé sur le haut de la tête et serviette de bain sur l'épaule (délia mode kéké), vers la mer!

Bisous plein d'embruns marins!
Je suis tellement pressée!

Délia ♥ Déjà un peu partie dans sa tête

jeudi 30 juillet 2015

Tartelettes groseilles, crème d'amandes et vanille, le tout surmonté d'un tipi de meringue

J'ai laissé cette recette traîner un peu longtemps dans mes photos, un peu trop longtemps, si bien que la saison des groseilles touche à sa fin.
Alors si tu aimes bien l'idée, soit tu as de la chance et tu trouves un buisson qui n'a pas encore tout donné, soit tu en achètes des pas de saison, soit tu attends l'an prochain (ou soit tu reviens en arrière dans le temps, chercher des groseilles, qui s'y trouvent par millier, et tu reviens avec pour faire ta tarte, mais faudra d'abord aller dans le futur et donc inventer la machine à voyager dans le temps qui n'existe malheureusement pas encore (fiou, après tout ça pas dit que tu veuilles encore faire une tarte hein?)).
Ceci dit ça vaut le détours !

Déjà, parce que ces tartelettes contiennent la superbe recette de pâte sucrée dont je te vante constamment les mérites. Ensuite parce que les groseilles vont à ravir avec le surplus de sucre apporté par la meringue, et puis parce que flute, c''est des groseilles, et que c'est assez rare finalement d'en faire autre chose que de la gelée (tu peux même cliquer sur le lien pour regarder ma recette de gelée (de groseille, ça va sans dire)).
C'est croquant à souhaits, c'est fondant de meringue, c'est acide (un peu) et en même temps, plein de la saveur chaleureuse de l'amande qui s'allie parfaitement à la fine couche de flan.


Pour être honnête avec vous, la pâte sucrée est un enfer à travailler quand il fait chaud. De loin je vous conseille de réaliser une recette de pâte sablée si les températures venaient à remonter (ce que je ne saurai que trop espérer, j'ai pas l'intention de porter une écharpe pendant toutes mes vacances, quand même). Quand j'ai fait ces tartelettes la pâte fondait sur le plan de travail (les 27°C devaient pas aider, certes). Mais littéralement, ça fondait. Impossible à foncer correctement.
Du reste, ma pâte s'est affaissée à la cuisson, ce qui a rendu presque impossible d'ajouter du flan. Sans parler de ma cuisson insuffisante de la crème d'amandes. Enfin bon, en soi une petite catastrophe.

Je vais donc prendre grand soin de t'expliquer tout ça en dessous :


Recette de Catherine Kluger

Pâte sucrée (il vous en restera certainement, n'hésitez pas à la congeler!)

- 200 g de farine 
- 80 g de sucre glace
- 25 g de poudre d'amandes
- 1 pincée de sel
- 120 g de beurre froid en dés
- 1 oeuf

1 - Place dans ton batteur si tu en as un tous les ingrédients secs, puis ajoute le beurre et laisse tourner jusqu'à obtenir un sablage très fin.

2 - Lorsque c'est fait, ajoute ton oeuf et laisse tourner jusqu'à simplement bien tout incorporer.
Si tu n'as as de robot, tu peux le faire à la main, tout n'est pas perdu ;) !

3 - Réfrigère la pâte une demi heure environ en ayant pris soin de bien l'aplatir pour qu'elle refroidisse plus rapidement.

4 - Fonce des cercles individuels (6 pour ma part!) ou un seul grand cercle puis place la au froid pendant une trentaine de minutes. Cette réfrigération empêchera aux bords de ta pâte de s'affaisser ou de gonfler pendant la cuisson. Quoi qu'il en soit, n'oublie pas l'étape des poids! :)
Cuis ensuite à 160°C pendant 20 minutes.

Crème d'amandes

- 1/2 oeuf
- 100 g de sucre
- 100 g de poudre d'amandes
- 100 g de beurre pommade

1 - Ton beurre doit être mou mais pas fondu. Pour celà je te conseille de le sortir à l'avance afin d'éviter d'avoir à le travailler pour obtenir la bonne température!
Mélange le avec ton sucre afin de faire un mélange homogène et clair.

2 - Ajoute ton oeuf légèrement battu (qui ne sera de préférence pas froid afin d'éviter de faire trancher le mélange (séparation du gras et du reste)) puis ta poudre d'amandes.

3 - Répartis ce mélange dans les fonds de tartelettes (un tout petit fond) puis cuis au four pendant 10 minutes environs à 160°C toujours. Il faut que la crème soit suffisamment cuite, n'hésite donc pas à prolonger ces dix minutes, car l'appareil à flan pénètrerais dedans!



Flan

- 12 cl de crème liquide
- 1 oeuf
- 1 cuillère à café de sucre
- un quart de gousse de vanille
- 1 cuillère à café de farine 

1 - Mélanger tous les ingrédients ensemble puis verser sur les tartelettes après avoir parsemé de groseilles .

2 - Cuire 15 minutes, jusqu'à ce que le flan fige.

3 - Ajoute quelques groseilles en sortant tes tartelettes du four puis passe à l'étape suivante.


Meringue

- 3 blancs d'oeuf
- 120 g de sucre semoule
- 1 cuillère à soupe de sucre glace

Mettre tous les ingrédients dans le batteur (sauf le sucre glace) et monter en meringue ferme.
Pour ma part j'ai choisi de dresser ma meringue sur mes tartelettes avec une palette, mais on peut aussi envisager un autre format que le tipi d'indien, en pochant le tout!
Saupoudre ensuite du sucre glace et passe au four sous le grill pendant quelques minutes.


Si la tarte n'a pas vocation à être dévorée tout de suite, mieux vaut attendre pour y déposer des fruits en décoration, ils auront tendance à mouiller ma meringue!

En espérant qu'aucun de vous ne me lance des sorts du passé ou du futur pour ma négligence concernant les saisons fruitières.

With Love

Délia ♥

mardi 28 juillet 2015

Faire des photos pas caca pour son blog : Par une nulle, pour les nuls

J'ai eu mon réflex il y a trois ans. Je l'aime fort fort fort. Mais faut bien être honnête, j'ai souvent été déçue avec lui, parce qu'on ne se comprenait pas.

J'ai essayé plusieurs fois de lire le manuel. J'ai retenu chaque fois un ou deux trucs mais je n'arrive pas à me plonger dans le super technique quand personne n'est là pour m'expliquer. Sauf sur le moment, quand j'ai besoin. Mais quand t'as un souci en photo et que t'y connais rien, tu sais pas trop d'où ça vient, donc finalement tu ne sais pas trop non plus où chercher ta solution.

J'ai fini par ranger bien proprement le manuel de l'enfer, ai fichu mon canon 550D en manuel, et me suis lancée. Je déteste le mode auto : ça fait des photos sans vie et sans âme. Puis ça me donne la sensation de me faire mâcher le travail.

Cette introduction passée, voilà les quelques leçons que j'ai pu retirer de mon apprentissage sur le tas et de mes lectures instructives (pas du manuel) afin de faire les photos les plus jolies possibles pour son blog.

1 - Vitesse d'obturation, profondeur de champs et ISO

Quand tu te lances en mode manuel, tu comprends vite que la lumière va devenir ta source de problème numéro 1. Quand y'en a trop c'est le supernova dans ta face, pas assez, c'est la cave à mémé, et même quand c'est modéré, ça chie toujours quelque part.
Ne te décourage pas. Je ne vais pas me lancer dans des grandes explications, parce que c'est pas le but de cet article, mais soyons logiques. Si l'oeil s'ouvre 1 seconde, il capturera beaucoup plus de lumière que s'il s'ouvre 1/4 de seconde.
Pour la profondeur de champs, c'est surtout une histoire de flou, mais quand t'as pas d'objectif macro (et sur des photos d'assez près, je fais jamais de paysages ou de photos de loin), j'avoue que même après test j'ai pas vu des super différences notables, alors je t'en parlerai pas de trop.
Je touche souvent à l'iso : ça rend le capteur plus ou moins sensible à la lumière. Plus tu l'augmentes, plus ça lumine tout.
Pour bien te sensibiliser à ça, il faut tripoter les réglages et trouver le bon match. Ce ne sera pas forcément l'éclairage scolairement correct, certains aiment la surrexposition, d'autres sous-exposer, c'est une question de style et d'envie. A chacun de trouver le sien!

Première photo : iso 400 , profondeur de champs 5.6, vitesse d'obturation 1/50
deuxième photo : iso 200, profondeur de champs 5.6, vitesse d'obturation 1/50
troisième photo : iso 200 , profondeur de champs 5.0, vitesse d'obturation 1/30
Comme vous pouvez le constater, je tatonne!




2 - La lumière directe, à éviter

Ca donne des trucs qui sont un peu sans relief. Enfin dans la nature morte en tout cas (oui mes gâteaux sont des natures mortes pleines de vie).
Chez moi, j'ai des voilages blancs dans le salon (pièce où je prends mes photos) et je les tires toujours pour avoir la lumière la plus "poudrée" possible. Ca permet d'avoir un rendu plus doux et régulier.


Lumière directe + réglages inadéquates = worst picture ever

3 - Choisir un spot et le garder

Si posible évidemment. Mais on a tendance à mieux maîtriser la lumière selon les heures de la journée. Maintenant, quand il fait gris, j'arrive à savoir s'il fait lumineux ou juste gris moche, et si je vais donc pouvoir prendre des belles photos ou pas. Car il est quand même difficile de rattraper une photo à l'aide d'un logiciel dont la luminosité est très mal calculée au départ.


Ceci est ma table à tout faire ikea, qui me sert autant à colorier qu'à photographier. Elle est itinérante dans le salon, parce qu'à la base c'était une table basse mais que maintenant elle passe sa vie collée au mur blanc pour mes besoins photogéniques recrudescents.

4 - Si possible, les murs blancs, c'est le must

Le mythe de la bloggueuse aux murs blancs, c'est moi! J'ai un appartement immaculé, j'ai donc la chance de n'avoir pas besoin de réflecteur car mes murs jouent ce rôle à la perfection. Si ce n'est pas ton cas, sache qu'une grande feuille de papier peut à elle seule jouer le rôle de réflecteur de lumière et donc amplifier la luminosité de tes photos.

5 - La balance des blancs et le style d'image

Je me sers parfois de ces deux outils de mon appareil pour corriger les sous-tons de l'air (ça fait limite poétique dit comme ça). Quand il fait soleil ta lumière sera jaunâtre, et quand il fait gris, ça fera bleu. Parfois ça donne une ambiance assez inattendue et sympathique, mais d'autres fois ... c'est juste moche et quasi irrécupérable si tu ne tâtes pas ta bille sur photoshop.

Première photo : style d'image standart, balance des blancs "daylight"
Deuxième photo : style d'image portrait, balance des blancs identique
troisième photo : style d'image Landscape, balance des blancs identique
Quatrième photo : Style d'image portrait et balance des blancs auto.





6 - Apprendre à cadrer et focuser sur les bons éléments

Pas de mystère, après tout ce que je viens de te dire tu auras déjà passé 15 heures à appuyer sur ton bouton déclencheur, mais un truc super important, c'est le cadrage ds photos que tu feras, et le focus.
Une photo peut être très jolie et très moche, pour un même sujet, une même mise en scène. Quant à au focus, c'est un choix artistique, un parti pris de montrer un morceau d'image au lecteur/regardeur. Tu attires son attention sur un objet en particulier. Ca permet de mettre en valeur et de cacher des défauts, par exemple.




7 - Soigner sa mise en scène et améliorer la réalité

Je suis loin d'être une professionnelle dans le domaine, mais j'essaye quand même d'éviter les photos avec des bouts de radiateurs, des télés en fond, la caisse du chat, les mouchoirs qui traînent. Faut juste optimiser la réalité.
Si ma tarte est moche d'un coté, c'est évident que je vais pas le choisir pour le mettre en premier plan !
Ca m'arrive d'ailleurs souvent. Je prends le meilleur de chaque élément de mon décor (choix des fruits les plus appétissants par exemple) pour créer un assemblage.
Je suis très loin d'être satisfaite de mes prises de vue mais si je regarde mes photos d'il y a six mois, je me dis que j'ai fait d'énormes progrès et que si c'est pareil dans six mois, je finirai par être bonne, un jour.

8 - Le choix de la retouche

Je ne retouche pas beaucoup mes photos, depuis que j'ai appris à bidouiller correctement. Encore une fois c'est un parti pris et une façon de se démarquer des réglages choisis d'office par le fabriquant de l'appareil.
J'utilise gimp pour retoucher mes contrastes, mes "courbes" et ma luminosité. Mais je ne me lance pas dans des traitements de folie ; j'ai pas le skill, ni la patience. Pour le moment.
Gimp est assez brut de décoffrage niveau présentation ; si tu as des thunes, tu peux acheter photoshop ou lightroom.

9 - Mater ce qui se fait ailleurs

C'est pas de la copie, mais bien de l'inspiration dont on parle ici. Si tu regardes des trucs beaux, des mises en scène jolies, des poses, que sais-je encore, tu développes ton bon goût, ton sens de l'esthétique et ton coté artistique (ouaii rien que ça). Ca te permet de regarder tout ce qui peut se faire, les différents univers, et sans le savoir, ça construit un peu ton propre univers. Quel grand de ce monde n'a pas ses inspirations auprès d'un compère? Pinterest, instagram, les blogs. Je suis un grand nombre de personnes qui font de jolies choses. Je suis une inconditionnelle du travail sombre et tout en clair-obscur de Call me Cupcake, mais adore aussi la fraîcheur des visuels de Marie Laforêt, en passant par les photos du blog Fraises Basilic qui sont très lumineuses et appétissantes. Pour ce qui est d'instagram, en hashtag #food vous trouverez de quoi vous rincer l'oeil, d'autant que les propositions par affiliation sont pour ma part efficaces (tout en matant dans les likes de ceux que vous suivez).
Sur pinterest, à vous de jouer, les boards regorgent de belles images! (mais attention tu vas certainement perdre du temps ;D).

10 - Capitaliser

Une séance photo est plus jolie que les autres? Pourquoi? Essayer de se souvenir des conditions de réussite et de ses échecs permet d'arriver plus rapidement à un résultat chouette. Pour ma part, je sais maintenant comment progresser, et pour ça, il me faut de la pratique, et des accessoires pour mes séances photo.
Mais y'a pas si longtemps, j'en étais encore à chercher des idées de cadrage, l'emplacement et les bons réglages. Patience est de mise donc!


Je ne me juge pas bonne en photo, loin de là, mais je viens de suffisamment loin pour pouvoir affirmer de mon propre chef que faire des progrès, c'est possible, avec un minimum de technique mais un maximum de pratique. J'ai encore un long chemin à parcourir pour en arriver où je le souhaiterais mais je pense qu'avec de la patience et de la persévérance, c'est possible, alors je m'accroche!

En espérant que cet article tout sauf professionnel puisse être intéressant pour certain(e)s d'entre vous!

Mille bisous photogéniques

PS : forcément c'est quand on veut montrer que ça va pas alors il était de mise que les photos de cet article soient moches. Je m'excuse par avance mais je n'avais rien de comestible sous le coude :D.
Avec toutes mes plus plates excuses.

Délia ♥

dimanche 26 juillet 2015

Cheesecake vegan #2 : L'intense fruits rouges

Je vous avais déjà clamé mon amour haut et fort pour ma première version de cheesecakes vegans. Je n'aime pas les cheesecakes traditionnels, c'est bourratifs, c'est gras, c'est lourd et finalement écoeurant. C'est bon mais une bouchée quoi.


Je ne suis pas une grande fanatique de pâtisserie vegan (la honte) mais surtout parce que ça change un peu des codes de la pâtisserie traditionnelle que j'ai dans la peau jusqu'aux os et qu'il me faut concevoir les choses différemment.
Le cheesecake fait complètement exception : j'en raffole en version vegan alors que j'ai tendance à le bouder en version non vegan (sauf une recette que je vous publierai bientôt parce que voilà, c'est une recette de dingue).


Cette recette n'aurait pas du voir le jour. J'avais des fraises à la maison et pensais faire un fraisier, seulement un fraisier c'est gros, ça demande beaucoup d'oeufs et de beurre et j'avais pas tout ce qu'il me fallait ni envie d'en manger un entier toute seule. Alors j'ai fini par réfléchir, et avec ce que j'avais reçu gracieusement de la part de keimling (spécialiste en ingrédients raw!) dans ma boîte aux lettres, j'avais de quoi assouvir mes envies perpétuelles de cheesecake vegan, en version fruitée.


Je vous ferai bien entendu un article complet sur les produits de la marque, mais je peux dores et déjà vous dire que pour ceux que j'ai pu goûter (sirop d'agave et beurre de coco), c'est de la bombe!


Le fait d'ajouter du beurre de coco rend l'appareil plus fondant qu'avec uniquement de l'huile de coco, c'est vraiment un atout.
Vous pouvez éventuellement ne mettre que du citron jaune, mais vous n'aurez pas l'arôme envoutant du citron vert en bouche, ce serait dommageable!

Le fond spéculos

- 40 g de margarine
- 85 g de spéculos (et oui, c'est vegan!!)

1 - Si vous avez la chance d'avoir un robot type kitchen aid, balancez vos spéculos entiers dedans avec l'outils feuille et laissez s'émietter tranquillement pendant que vous ferez fondre votre beurre. Sinon écrasez les au rouleau ! Quand les spéculos seront bien émiettés, ajoutez le beurre et laissez tourner seulement le temps qu'ils se mélangent.

2 - Dans un cercle de 12 cm (c'est assez petit!) tassez votre pâte et enfournez à 180°C pendant 10 minutes. Laissez ensuite refroidir tout en laissant dans le cercle. Transvasez dans le plat que vous aurez choisi pour le servir une fois froid, car après ça devient un peu galère à transporter.


L'appareil Cheesecake Intense fruits rouges

- 125 g de noix de cajou
- 1 demi citron jaune + 1 demi citron vert (pour l'acidité ET l'arôme)
- 60g g de sirop d'agave
- 40 g d'huile de coco
- 20 g de beurre de coco
- 40 g de myrtilles
- 60 g de fraises bien parfumées

1 - Mettez vos noix de cajou à tremper. Quand j'ai peu de temps devant moi je mets de l'eau tiède. Le temps de trempage est de minimum 3 heures mais je le fais au toucher ; les noix de cajou doivent alors être "tendres".

2 - Mettez dans votre mixeur ou dans votre verre haut (si comme moi vous avez un mixeur plongeant ça marche) vos noix de cajou, le jus de citron/citron vert, le sirop d'agave et commencez à mixer grossièrement. Ajoutez alors votre huile et beurre de coco fondus en mixant toujours. Le mélange va alors devenir de plus en plus fin. Coupez alors vos fraises en morceaux et ajoutez les myrtilles puis mixez jusqu'à ce que le mélange soit lisse et onctueux.

3 - Coulez dans votre cercle (pour ma part ça arrivait à ras bord) en essayant de lisser au mieux, puis, mettez aux réfrigérateur jusqu'à ce qu'il prenne.

4 - Pour décercler, vous avez plusieurs options : chauffer les bords au chalumeau, ou passer un couteau. Les deux font l'affaire!

5 - Si vous le souhaitez, décorez votre cheesecake d'un monticule de fruits rouges frais, et n'hésitez pas à lui ajouter un coulis de fruits rouge pour en faire une expérience encore plus fruitée!

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Si vous souhaitez en faire un modèle raw, je vous invite à réaliser le fond que je vous proposais dans ma première version (dattes et amandes) ; cependant c'est un peu moins gourmand, je dois l'admettre !


Ayant également appris que les oreos sont vegan, mes prochaines victimes, ce sont eux ;)!!

En espérant que cette recette fasse votre bonheur et celui des personnes de votre entourage : n'hésitez pas à multiplier ses proportions pour le faire partager (même si son coût en cajou peut vite devenir un frein) car c'est une petite merveille!

Mille bisous gourmands (et plein de fraises sur les jointures de la bouche)

Délia ♥

jeudi 23 juillet 2015

La force de la nature

Ce matin, mon voisin a trouvé que c'était une bonne idée de passer la balais à 7h30 dans les escaliers (on vit en communauté, donc chacun son tour on passe un coup quand ça commence à devenir la jungle). Il a presque eu l'air surpris de me voir débarquer, chignon hirsute, pyjama hello kitty dépareillé avec un bas à fleurs etam, pieds nus et la bave au coin de la bouche. Rip ma dignité mais dans ces cas là, c'est pas ce qui m'importe.
Après une brève explication sur le fait que ma chambre longe le couloir pendant laquelle j'ai réussi à ne pas être impolie ou désagréable malgré mon réveil fanfaronneux, je me retrouve, 7h30, au taquet dans mon salon. Le doudou parti, je me dis que je veux des Myrtilles de Gally.


C'est un peu le hasard, quand tu pars tu sais jamais ce qui sera à l'affiche de l'entrée. La loterie.
A mon grand bonheur ils disent que les tomates sont arrivées. Après un bref coup d'oeil je ne vois pas mes Myrtilles mais tant pis, je suis avec mes barquettes vides et bien décidée à les remplir. C'est toujours plus agréable qu'auchan ou biocoop.
Le vent est doux, le soleil timide mais bien présent. Je suis seule dans les champs, avec le bruit lointain des voitures, l'odeur de la terre humide, et les arroseurs automatiques et le tchik tchik régulier qu'ils instaurent. Hypnotique. Magique.
On y pense rarement mais la solitude déconnectée de tout est un bien précieux. Je m'époumone de l'odeur terreuse qui m'entourre et de l'absence d'humains.
Je croise au détour d'un champs d'aubergines dodues deux petits vieux qui me saluent sans parler, eux aussi épris de la beauté du silence et de l'abondance de la nature.
C'est la semaine, les champs regorgent de victuailles, je me sens aussi chanceuse que Robinson quand il a du tomber sur sa première noix de coco. Les légumes sont de premier choix. Les aubergines brillent de leur jolie couleur prune sous les rayons chatoyants du soleil du matin.
Je me pique les doigts en les cueillant mais je prends le temps de la regarder avec amour et sans rancune avant de la poser dans mon panier cartonné. Il est si joli avec sa anse.
Ma quête continue avec quelques carottes et betteraves que je retire du sol. Elles sont toutes chaudes, leur fânes sont fraîches et verdoyantes. Je suis heureuse.


Ma cueillette devient lourde, je prends une brouette et me voilà partie à l'autre bout du monde de gally pour ramasser mes tomates. Seule sous les serres, je prends mon temps et sens chaque branche, inspecte chaque fruit, pour trouver les plus beaux à mes yeux.
Les tomates anciennes sont les plus jolies : elles sont toutes uniques et bien plus savoureuses. J'aime leur imperfection qui les rend si parfaites. Je suis au summum de la reconnexion. Je me sens une avec toute cette vie autours de moi. Ma brouette n'attends plus que quelques Myrtilles et je rentrerai, c'est promis. Mais pas maintenant.
Sous les serres, je pénètre dans un nouveau monde. Je n'entends plus que le bruit de mes pas dans l'herbe jaunie par la chaleur. Les baies sont bien noires et pleines de toiles d'araignées. Ca ne me dérange pas, après tout c'est moi qui suis chez elles, pas l'inverse.
Je repars avec ma brouette décidément très lourde en passant devant la rhubarbe ; quelques branches rejoignent le reste de la cueillette, j'en ferai une mini pie avec ce qu'il me reste d'un rouleau de pâte feuilletée.


Des gens sont arrivés pendant tout ce temps (plus d'une heure finalement). Je retrouve le bruit, les enfants qui crient, les sacs plastiques.
Fin de la parenthèse. Mes fraises se sont écrasées mais ce n'est pas grave, j'en ferai un joli fraisier dès ce soir, elles n'auront pas le temps de se perdre. Elles sentent si bon dans mon petit sac en papier récupéré de mes courses au magasin bio.
En rangeant ma brouette après avoir tout rapporté dans mon coffre, je me sens là où je dois être. Exactement là où je dois être. J'ai vécu une heure, seule, avec le soleil, ma brouette et la terre.


Maintenant je suis chez moi, j'ai tout étalé pour faire une jolie photo, ça sent la fraise et la terre. J'ai ramené un peu de magie chez moi. Et après je vais la manger.
Je suis comme les belles tomates que j'ai ramassé : gorgée de soleil et pleine de la vie que j'ai respiré aux détours des allées.


Je me sens belle et forte, je suis habillée d'un vieux jean troué à l'entrejambe, de chaussures à 5€ du marché de Trappes, affublée du même chignon que pour le voisin ce matin à 7h30, tâchée de vert d'herbe, et pas maquillée. Mais je suis belle et forte. 

La force de la nature, c'est moi. C'est toi, c'est nous.

Délia ♥ Qui avait envie de raconter que la nature la ferait presque chialer de bonheur (et qui s'est dit que du coup raconter ce petit moment de vie ce serait un peu comme le partager tout en le gardant pour soi)

mardi 21 juillet 2015

☼ Repas d'été : Taboulé et son burger d'aubergine au tofu rosso ☼

Ah que ça sent bon le soleil ces derniers temps! Mis à part quelques jours de grisaille passagère, il a fait un temps MAGNIFIQUE et ça me rend folle de joie.
Par contre, la canicule et les fortes chaleurs ne sont pas toujours les copines d'appétits grondants, alors il m'a fallu me creuser un peu les méninges pour trouver de quoi me nourrir avec envie.
Comme beaucoup, le chaud ne m'attirait pas, mais alors pas du tout.

On rêverait presque de se nourrit exclusivement de pastèques, de melons et d'eau fraîche.

Invitée à un barbecue chez un ami, chacun devait apporter un quelque chose. Il avait prévu des légumes à la plancha pour moi et un pote végé. De mon coté, j'avais envie d'apporter un plat que tout le monde mangerait parce que ça n'est pas trop imprimé "bouffe de végétarien" dessus.
Quoi de mieux qu'un taboulé? C'est frais, plein de saveurs, et ça allait aussi avec les merguez! Tout le monde était donc copain avec le taboulé.
Je n'en avais jamais fait avant, et je pensais qu'il allait être dégueulasse parce que par le plus grand des micmacs de l'univers, je me suis retrouvée à le faire une heure avant de partir alors que ça doit normalement "reposer" une nuit au frais.
La vérité, c'est que tout le monde en a mangé et qu'il n'en restait plus du tout.
Le secret réside surtout, si vous voulez mon avis de nouvelle initiée, dans un mélange d'herbes aromatiques puissantes et bien fraîches.


Le lendemain, la passion taboulé m'est revenue, j'en ai donc fait un saladier immense rien que pour moi (pratique!) mais séchait un peu sur l'accompagnement. Il ne m'en fallait pas plus d'un belle courgette cueillie à la ferme et d'un bloc de tofu rosso pour faire naître l'idée du burger d'aubergine!
Et là, chaleur ou pas ... C'est le régal absolu! Soleil garanti dans l'assiette, pour les yeux et pour le bidon!


Taboulé :
Pour environ 4 personnes en accompagnement

- 1/2 concombre
- 2 petites tomates
- 1 petit oignon
- une poignée d'olives vertes (si t'aimes ça) + un peu de jus
- 200 g de semoule de blé
- l'équivalent d'une cuillère à soupe de persil
- la même chose en coriandre fraîche
- la même chose en menthe
- le jus d'un demi citron
- sel et poivre


1 - Préparez votre semoule : pour ça, faites bouillir 1 volume d'eau pour deux volumes de semoule, versez dessus et couvrez. Après 5 minutes et lorsque l'eau a bien été absorbée, avec votre fourchette, séparez vos grains afin qu'ils se détachent bien.

2 - Détaillez l'oignon en très petits bouts. Pour ce faire, taillez l'oignon en deux, puis en lamelles fines, comme si vous vouliez le passez à la poêle tel quel, puis, dans l'autre sens : vous obtenez alors de tout petits dés d'oignons qui ne seront pas trop croquants ni forts!
Faites également de petits morceaux de concombre et de tomate. Le but étant de n'avoir que des petits bouts faciles à attraper à la fourchette.

3 - Ciselez vos herbes, soit à l'aide d'une paire de ciseaux, soit avec un couteau bien affûté.
Si vous le souhaitez, ajoutez des olives : coupez en rondelle des olives entières ou achetez-les déjà prêtes!!

4 - Mélangez le tout, en arrosant le taboulé de citron mais aussi en assaisonnant avec sel et poivre généreusement.

5 - Réservez au frais avant de consommer sans modération.


Burger d'aubergine au tofu rosso (pour un petit burger)

- 1/4 de bloc de tofu rosso
- Un quart d'aubergine
- huile d'olive

1 - Détailler  l'aubergine en rondelles. Mettre une poêle à chauffer avec de l'huile d'olive puis déposer les tranches d'aubergine. Je laisse généralement saisir pour donner un bon petit goût avant d'ajouter un fond d'eau, un couvercle et prolonger la cuisson à feu doux, jusqu'à ce que l'aubergine soit fondante.

2 - Emiettez le tofu rosso puis aplatissez le sans remords entre vos mains pour former des petits steaks. Saisissez à la poêle avec de l'huile d'olive

3 - Assemblez alors votre steak d'aubergine, puis, saupoudrez de quelques copeaux de parmsesan pour les non vegan de l'assistance. Autrement, un parmesan vegan fera certainement très bien l'affaire.

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En espérant que cette recette soit pour vous aussi une solution contre le manque d'appétit pendant les fortes chaleurs ...

Mille bisous aubergineux

Délia ♥