dimanche 1 mai 2016

Les cookies de la mort qui tue [Version Végane]

Les cookies sont ce qu'on pourrait appeler des trucs simples à cuisiner. Pas besoin d'avoir gagné la finale du meilleur pâtissier ou d'obtenir son CAP mention très bien : on a tous en nous un Mozart du cookie qui sommeille (oui oui, tous).

Seulement, on l'a déjà vu plusieurs fois sur ce blog, les cookies sont des biscuits exigeants et infiniment perfectibles. On croit avoir trouvé la recette parfaite, mais c'est sans compter sur la dernière vue sur un blog ou dans un livre dont on avait un peu oublié l'existence!
Du coup, autant vous dire que le fait de sombrer du coté vegan de la force fait fortement changer la donne.


Partons déjà de la base de ma pyramide de satisfaction. J'apprécie les cookies gooey, qui sont genre un peu ramollos mais qui ont le dessus qui est devenu un peu croustillant.
C'est super écoeurant, presque cru à coeur, mais franchement, c'est mon anapurna du cookie. Je ne suis pas fan des cookies trop épais, je préfère en manger 10 plutôt qu'un seul qui me sature complètement. Du coup, je vous avais déjà partagé ma recette des meilleurs cookies de l'univers, d'abord version nature, ensuite version chocolat, à en mourir d'amour.

J'ai eu envie de challenge, et retrouver la texture du cookie gooey que j'avais mis tant de temps à trouver en version omnivore.
J'ai été assez surprise de réussir du premier coup à modifier ma recette : le résultat était pile poile celui que j'attendais.
Parce que comment vous dire, les premiers pas dans le vegan, ça a été un peu rude pour moi.
Le genre de rude qui part à la poubelle. Le genre de rude qui te donne envie de lâcher l'affaire, de jeter l'éponge, d'abandonner, de couper court, enfin ça quoi.

Cette recette est aussi bien une bonne idée pour les intolérants au lactose, pour les vegans (évidemment) que pour les jours fériés où tu te rends compte qu'il te manque un oeuf et que t'as  pas que ça à faire d'aller faire la quête chez tous tes voisins (surtout si t'en as plus des c*ns que des gentils hein, ça pourrait se transformer en quête du graal).


Pour 12 cookies

Temps de préparation : 20 minutes
Temps de repos : 1 heure
Temps de cuisson : 12 minutes * le nombre de plaques qu'il vous faudra!

140 g de sucre de canne
100 g de margarine
2 cuillères à café de purée de cajou
18 g de lait végétal
150 g de farine
une pincée de sel
2 pincées de levure
Quelques gouttes d'extrait de vanille
100 g de pépites de chocolat ou de chunks, ou de carrés, enfin du chocolat!

1 - La margarine étant plus maléable que le beurre, mettez directement votre beurre et votre sucre dans la cuve de votre batteur (ou dans votre saladier) et fouettez jusqu'à obtenir un mélange blanchi et mousseux.

2 - Ajoutez la purée de cajou et le lait végétal.

3 - Ajoutez les ingrédients secs, puis remuez juste le temps d'amalgamer, nul besoin de trop pétrir.

4 - Emballez dans un film ou couvrez votre pâte et laissez reposer une heure au frais.

5 - Préchauffez le four à 160°C puis formez de jolies boules avec la pâte. Sans les aplatir, déposez-les sur du papier sulfurisé à bonne distance pour leur laisser la place de fondre gentiment au four puis enfournez pour 12 à 15 minutes. Au sortir, vous aurez l'impression qu'il ne sont pas cuits mais en refroidissant ils prendront toute leur texture!

6 - Conservez dans une petite boite, à température ambiante, si jamais vous ne mangez pas tout dans la foulée.


Ils sont un peu plus blancs que des cookies normaux, alors si jamais ça vous turlupine, vous pouvez glisser un peu de curcuma ou de colorant jaune, mais n'oubliez pas que le jaune est un colorant naturel et que sans lui, c'est juste un peu plus pâle, ça ne change pas le rendu en bouche !

Evidemment cette recette n'est qu'une base, à vous de varier à merveille vos garnitures et en faire VOS cookies, avec ce que vous aimez dedans.
Ce qui est certain, c'est que si vous ne dites rien, il y a fort à parier que personne ne vienne rechigner ou vous dire que ça flaire le truc sans oeuf à dix kilomètres. On vous demandera même peut-être la recette ;) !


En espérant que cette recette ultra gourmande, simple et rapide soit votre petit plaisir du dimanche à ajouter sur la liste des choses à tester la semaine prochaine!
Je vous bisoute, j'ai tout un tas de trucs à cuisiner moi!

Délia ♥ qui passe son temps à retourner sa cuisine

jeudi 28 avril 2016

Repas réservé au regain d'hiver version printemps 2016 : blettes, pommes de terre et shiitakés

Je suis comme tout le monde, décontenancée.
Moi qui pensais pouvoir sortir mes vêtements de printemps, je me retrouve à ressortir mes écharpes et empiler les couches de vêtements. C'est pas ce que j'avais imaginé pour fin avril, mais comme souvent il faut simplement changer de point de vue pour voir le verre plutôt à moitié plein qu'à moitié vide, j'ai décidé que j'allais prendre ce changement radical de température comme une invitation à se rouler dans la gourmandise et le réconfort gustatif.

Les blettes sont très faciles à trouver ces derniers temps sur les étals, on en trouve d'ailleurs même à la cueillette (paie ta référence qui ne parle absolument à personne). J'ai compris avec le temps que c'était une alliée de taille, avec une texture très agréable et fondante pour peu qu'on prenne un peu le temps de la cuire avec soin. Ce n'est pas très cher en plus, c'est vert, et c'est plein de bonnes choses pour affronter physiquement ce revirement de météo. Comme tout me direz vous, c'est d'ailleurs là tu l'intérêt de varier son alimentation, les super aliments, c'est comme les super héros : c'est pas parce qu'ils existent qu'on doit en abuser et faire appel à eux à tord et à travers.
Quant aux shiitakés, j'ai le sentiments que comme pour le champignon de Paris, il n'y a pas vraiment de saisonnalité (et effectivement en vérifiant il semblerait qu'ils soient cultivés sur paille ou sur copeaux de bois toute l'année, et en France, donc pas d'importations cheloues du bout du monde), c'est donc un réel plaisir, malgré des prix fluctuants et pas toujours donnés. Et puis ça aussi, c'est un aliment super riche nutritivement parlant.
Ajoute à ça des bonnes patates à la poêle pour bien te blinder le ventre, avec quelques noix, et tu peux partir tranquille affronter le froid/la pluie/la neige/la fin du monde/le big bang pendant des heures entières si tu dois.


Ca donne un mélange avec un goût fin, car ni la blette ni le shiitakés ne prennent le pas. Les noix sont là pour apporter un peu de croquant en plus du croustillant des pommes de terre sautées à l'huile d'olive. C'est ce genre de plats sans prétention, que tu manges de bon coeur, et qui t'apporte un peu de douceur. Tu peux même le manger en regardant l'eau couler sur les vitres et te dire que la pluie c'est pas grand chose, finalement.

Pour ce qui est du choix des champignons, le bon sens est de mise, mais quand même, méfiez vous parce que j'ai souvent vu des champignons pas du tout OK dans les magasins que je fréquente (et je parle aussi des biocoops). Ce sont des produits fragiles. Ils ne doivent pas être visqueux, ni présenter de traces comme si ils avaient été maltraités en étant jetés de cagettes en cagettes. Il doivent sentir le frais et être fermes quoi. Autrement passez votre chemin, ce serait bête de manger du champignon de seconde zone et avoir mal au bidon.


Pour une belle assiette

2 patates résistantes à la cuisson (variétés à poêler)
4-5 belles feuilles de blettes
150 g de shiitakes environ
une jolie poignée de noix
Persil frais (ou même du surgelé, ça marche aussi)
Sel et poivre

1 - Faites cuire vos pommes de terre (t'as remarqué que quand même quand on dit patate ça fait moins classe mais on comprend tous de quoi il en retourne hein) à la vapeur en ayant pris soin de les éplucher puis de les tailler en rondelles assez épaisses. Ca permettra même si c'est un peu plus long que de les balancer entières dans le cuit vapeur, de raccourcir le temps de cuisson.

2 - Rincez bien la blette, moi je retrouve souvent des petites bêtes dedans, ou de la terre. Ensuite, découpez des tronçons égaux pour que la cuisson soit uniforme.
Mettez une casserole à chauffer avec de l'huile. Quand elle est bien chaude, ajoutez la blette, faites revenir quelques minutes. Moi j'ajoute de l'eau après et je recommence jusqu'à ce que les blettes soient bien molles, parce que c'est pas tiptop quand ça croque. Ca m'évite d'avoir à les attendrir autrement avant, c'est un peu le principe du one pan mais version légume quoi.


3 - Une fois les blettes bien cuites, on ajoute un peu de moutarde à l'ancienne dans la poêle, et on met de coté.

4 - Pour les pommes de terre, on prend la même poêle, qu'on huile généreusement. A feu vif on fait dorer les pommes de terre jusqu'à ce qu'elles aient une belle couleur.
Quand c'est le cas, on les met dans l'assiette, en couvrant.

5 - Enfin, on fait les champignons. Sur feu vif toujours on fait dégorger un bon coup les shitakés découpés en lamelles et on les fait cuire à feu plus doux ensuite, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Pour tout réchauffer, si on n'a pas conservé ça sous un couvercle, on peut tout repasser à la casserole et se régaler ensuite après avoir parsemé quelques noix sur le dessus!


Je sais pas pour vous, mais moi, depuis que j'ai été manger chez ma copine Addfunandmix, et qu'elle m'a fait un super chili végane, j'ai envie d'en refaire, et je m'exécute dès ce soir!
La comfort food du monde entier, y'a de quoi en passer des journées moroses ;)!


Bisous de printemps (ou d'automne, ou même d'hiver, qu'importe la saison pourvu qu'il y a la cuisine)

Délia ♥



jeudi 21 avril 2016

Cheesecake mojito, l'été sera beau, l'été sera chaud! [vegan]

Tu auras bien fini par le comprendre : le mojito c'est un dada pour moi.
C'est frais, c'est plein de saveurs, et ça me fait penser à l'été et au soleil.
Mais ça rend quand même un peu saoul si on en abuse (donc on en abuse pas, évidemment, parce que "tu t'es vu quand t'as bu?").


Du coup la bonne parade, c'est de prendre le parti d'en faire des gâteaux, pas vrai?
On garde le citron, la menthe, pour que ça sente encore les soleil et la fraîcheur mentholée et même qu'on peut garder le rhum dans certains cas (quand c'est cuit surtout, parce que je trouve le goût amer de l'alcool horrible à froid, c'est pas à moi que tu feras croquer dans un baba qui dégouline de rhum pur (ouiii vous avez bu combien de verres madame? Mais rien monsieur l'agent, j'ai mangé un baba au dessert!)) et jackpot.
C'est une association très agréable, et qui se prête vraiment bien au jeu du cheesecake cru. Parce qu'on est d'accord, c'est un peu consistant et lourd un cheesecake cru, c'est bien nourrissant, alors les saveurs légères et acidulées, ça fait du bien en bouche, ça rend tout ça plus léger, plus divin.
Cette version là n'est pas crue, mais rien ne vous empêche de faire une base traditionnelle dattes/amandes si vous êtes un adepte du tout raw ;)

En tout cas, sachez que la base spéculos rend bien avec cette associations, ça apporte le coté chaleureux des épices et du croquant, ce qui n'est pas négligeable.



La recette est pour un cercle de 13 cm de diamètre, n'hésitez pas donc à la multiplier pour obtenir un plus grand cheesecake!

La base spéculos 

40 g de margarine végane
85 g de spéculos

1 - Si vous n'avez pas de batteur, réduisez en miettes grossières le cheesecake, autrement, mettez les spéculos à tourner avec l'outil feuille au batteur et ajoutez la margarine fondue.


2 - Tassez dans un cercle afin de faire un biscuit homogène et cuisez à 180°C pendant dix minutes.

Suprêmes de citron vert

2 citrons verts (dont vous prélèverez le zeste pour la suite de la recette avant de les ouvrir (sauf si vous aimez mieux galérer))
50 g de sucre 
50 g d'eau

1 - Prélevez les suprêmes de citron. Pour ça, avec un couteau bien aiguisé, coupez les deux extrémités pour que le citron tienne bien debout, et retirez toutes les peaux. Enfin, à l'intérieur, prélevez uniquement la chair de l'agrume !

2 - Faites bouillir votre sirop et ajoutez dedans vos suprêmes !



La crème crue à la cajou goût mojito

125 g de noix de cajou
Le jus d'un citron jaune
Les zestes de 2 citron verts (à la râpe américaine de préférence, sauf si les petits morceaux ne vous dérangent pas)
60 g d'huile de coco inodore
3 branches de menthe bien fraîche
4 cuillères à soupe du sirop des suprêmes de citron (au dessus dans la recette)

1 - Faites tremper vos noix de cajou dans de l'eau, minimum 1h30 avant la préparation (et ce dans l'eau tiède du coup) ou au mieux une demi journée avant dans de l'eau froide.

2 - Mixez les noix de cajou avec le sirop et le jus de citron, puis ajoutez l'huile de coco que vous aurez fondu, sans oublier la menthe et les zestes de citron vert. N'hésitez pas à mixer longuement car plus le mélange est fin, meilleur ce sera.

3 - Coulez dans votre cercle avec le biscuit, après avoir déposé les suprêmes de citron vert, et laissez au frais au moins 3 heures, au mieux toute une nuit, pour que le cheesecake ait le temps de bien prendre et que les saveurs communiquent.

4 - Il ne vous reste plus qu'à déguster!


Bien sûr, je vous invite à revoir les précédents cheesecakes vegans présents sur le blog, pour ne pas en rater une miette (d'autant qu'on me dit à l'oreillette que c'est vraiment bientôt l'heure pour le cheesecake aux fruits rouges!)

Dégustez bien frais, avec un thé menthe ou ... Un verre de mojito! (on a dit qu'on arrêtait les mojitos, mais après celui-là, promis).


Je vous embrasse

Délia ♥ Hips 

dimanche 17 avril 2016

Bol composé tout en couleur : quinoa, orange et oignon rouge

Je mange souvent ce genre de bols composés, parce que ça permet de varier souvent ce qui tombe dans les assiettes, mais aussi de manger du cru.
Si je ne suis pas une grande adepte du 100% cru parce que j'aime les différences que la cuisson apporte, j'aime apporter un peu de croquant dans mes plats avec des aliments bruts, simplement coupés finement et assaisonnés, pour bénéficier de leur croquant mais aussi de leur goût frais.

Finalement, ce genre de "recettes" c'est un peu mes repas les plus quotidiens. Je prends une céréales ou une légumineuse, j'ajoute des légumes cuits ou crus que je mange le plus souvent froids, je prépare une vinaigrette qui va bien, j'additionne de quelques graines et on obtient alors des saveurs fraîches, surprenantes, amusantes, et qui changent un peu selon qu'on tente des associations confortables ou plus originales.


Je crois qu'en fait ce bol multicolore n'a rien d'exceptionnel en soi, mais c'est un plat que j'ai adoré manger sur le moment, parce qu'il contenait tout ce dont j'avais envie à l'instant T. Et le contexte, quand on déguste, c'est aussi important que ce qu'on déguste.
Qui n'a pas un souvenir d'un truc qu'il a mangé sur le bord d'une plage, dans une fête foraine, au milieu de la forêt, après une séance de piscine? Et qui n'a jamais eu cette sensation de déception après avoir mangé la même chose dans des conditions différentes en trouvant ça moins bon?

Alors comme j'ai trouvé ce bol absolument délicieux au moment où je me suis assise devant et que j'en ai pris la première bouchée, j'ai pensé que peut-être ce bol serait le saint graal de quelqu'un qui passerait par là et aurait aussi envie de cette association qui a surtout fonctionné d'abord avec les yeux.
Il y a de tout là dedans, entre le quinoa, les lentilles corail, les carottes, les oignons, les noix de cajou, l'orange. Du coup ça donne autant la pêche dehors que dedans!


Je vous parle d'ailleurs rarement matériel parce que la plupart du temps je cuisine avec des trucs super basiques mais je ne peux que vous conseiller d'avoir quand même un bon couteau et de quoi l'aiguiser régulièrement parce que ça facilite tellement la vie que ça peut même finir par donner envie de cuisiner juste pour découper des trucs tellement c'est jouissif de réussir facilement.
Même sans aller à dépenser des milliers, un bon couteau d'office, une pierre à aiguiser, et t'es parti pour des années avec ton fidèle couteau, à découper, détailler, éplucher, rayer et kiffer.
Si je juge bien des ustensiles non indispensables, c'est le seul et unique truc où ça fait vraiment une différence sur le plaisir que tu prends à cuisiner et c'est très accessible, puisqu'un couteau d'office largement suffisant ça coûte moins de dix balles.
Et pour les légumes j'ai aussi un cranté de chez opinel, qui coûte 9€ et qui m'est vraiment très utile, je pense que je vais lui faire un enterrement le jour où il me lâche parce que je l'aime beaucoup.


Pour un bon gros bol pour caler une bonne grosse dalle :

- Une portion de quinoa
- Une petite portion de lentilles corail 
- Une petite carotte bien lavée
- La moitié d'une orange
- Un quart d'oignon rouge
- Une poignée de noix de cajou
- Le jus de l'autre moitié de ton orange coupée en deux (on va quand même pas gaspiller non? ;D)
- Moutarde
- Huile d'olive
- Échalote (une moitié devrait te suffire)

1 - Fais cuire ton quinoa et tes lentilles corail dans la même eau, pendant douze minutes plus ou moins. Les lentilles corail auront cuit mais il faudra vérifier l'état du quinoa dont le germe devra être sorti.

2 - En attendant, prépare tes légumes et fruits. Pour que ce soit du prêt à avaler et que tu n'aies pas besoin de tout redécouper dans le bol (t'as déjà tenté de découper dans un bol? Parce que c'est pas super facile en vrai!), prend ton économe et fais des cossettes de carottes. Pour l'orange, j'ai préféré faire des suprêmes, ce qui consiste à retirer la peau épaisse+ la petite peau au couteau bien aiguisé puis ensuite de prélever, à l'aide toujours de ton couteau bien aiguisé, les quartiers, tout nus, sans petite peau désagréable !
Enfin, découpe très finement ton oignon rouge afin qu'on sente à peine sa texture sous la dent (éventuellement si tu es adepte, tu peux utiliser ta mandoline, moi j'ai jamais compris comment me servir de la mienne et du coup j'ai trop peur de perdre un doigt, pour un oignon ce serait couillon ...).

3 - Pendant que tu égouttes ton quinoa et ses copines corail et que tu les laisses refroidir dans leur coin, prépare ta vinaigrette à l'orange en pressant ta demi orange, puis en y ajoutant un peu de moutarde (quelque chose comme une cuillère à café, que ça pique un peu !) et puis de l'huile d'olive.

4 - Dans un petit saladier ou un grand bol (quelle diversité pas vrai?) on met alors tout ce joyeux petit monde, on mélange bien et on ajoute les noix de cajou légèrement concassées.
Et puis ensuite on se régale bien fort avec sa super salade sans salade!


Vous avez remarqué comme les épluchures c'est photogénique? ;D (en vrai y'a peut-être que moi qui les trouve photogéniques mais c'est déjà ça de pris!)


Si vous me voyez plus trop traîner par ici, ne vous posez pas trop de questions : je commence un nouveau travail cette semaine et trouver un rythme saint et tenable pour publier ici c'est pas aussi simple que ça en a l'air ;) !

Je vous fais donc un bisou à durée indéterminée pour que vous puissiez tenir jusque là.

Délia ♥ un peu stressée et tout.

mercredi 13 avril 2016

La brandade d'algues : IL EST FRAIS MON POISSON VEGAN !

Au fond de mon code génétique, se niche un morceau de Portugal. Ma maman m'a donné ça, ma mamie et mon papi aussi (et donc je vais pas te faire tout l'arbre généalogique mais t'as compris l'idée).
Du coup j'ai eu droit à plein de trucs à base de morue étant plus jeune, dont la brandade (mais aussi les excellentes croquettes de morue de ma mamie même si parfois tu risquais un peu ta vie avec les arrêtes oubliées en pensant que c'était que du mou dedans).
La cuisine portugaise est vraiment une sacrée pépite je vous conseille d'y jeter un coup d'oeil rien que pour déguster un pasteis de Belem ces petits flans portugais au secret bien gardé qui sont aussi addictifs que délicieux. C'est une cuisine pleine de soleil, de légumes et qui se rapproche des autres cuisines à tendance méditerranéennes.
Bon, évidemment, comme pour la gastronomie française, bon courage pour les végétariens, c'est plutôt la fête à la barbaque (notamment le cochon où tout est consommé, c'est certainement un portugais qui a dit un jour "tout est bon dans le cochon") et au poisson mais comme toujours, on peut essayer de végétaliser les choses pour s'amuser et retrouver des plats qui nous ont marqué quand on était petits. ... Ou tout simplement faire évoluer la cuisine et la diversifier ;) !


La brandade c'est un peu comme de la purée, avec de la morue dedans. Moi ça me faisait penser à de l'aligot de morue (mais quand même moins bon, parce que l'aligot ... c'est l'aligot quoi). C'est fondant, mais on sent un peu la fibre du poisson dedans, donc ça donne une texture un peu spéciale et c'est surtout ça que je trouvais caractéristique dans ce plat.
Je me suis dit que les haricots blancs donneraient bien le change. Et puis que mes algues du pêcheur donneraient ce goût de la mer qui est un peu inratable avec la morue qui doit être le poisson le plus marin de l'univers avec son odeur vraiment très forte.


Dans la plus simple des recettes traditionnelles, on fait de la purée avec la patate, on écrabouille et on ajoute la morue, de l'huile d'olive et ail, persil et poivre, puis on passe au four en laissant gratiner le dessus.
Bien évidemment ici j'ai tout écrabouillé ensemble et j'ai bien assaisonné et passé au four.
Ca donne un plat qu'on mange volontiers avec une salade vinaigrée, au petit goût océan !
Alors enfile ton ciré jaune, visse donc sur le haut de ton crâne ton chapeau de pêcheur et sors les filets, on part cueillir des patates (avoue la chute était recherchée hein) !


Pour 4 personnes

500 g de Pommes de terre spéciales purée
1 boîte de haricots blancs (boîte dans cette recette mais ça marche aussi avec des cuits maison)
5 cuillères à soupe d'algues du pêcheur réhydratées dans un peu d'eau
deux gousses d'ail 
Quelques têtes de persil ciselé
huile d'olive selon la texture souhaitée

1 - Faites cuire vos pommes de terre jusqu'à ce qu'elles soient fondantes.

2 - Egouttez vos haricots blancs et écrasez les avec les algues du pêcheur.

3 - Dans un plat allant au four, mélangez ensemble les pommes de terre avec les haricots blancs saveur océan, puis ajoutez petit à petit de l'huile d'olive. La texture va devenir plus souple. N'hésitez pas à mettre le paquet, il n'y a jamais trop d'huile d'olive, il n'y a que des bouteilles trop petites ;) !

4 - Mettez votre fur à chauffer à 180°C et enfournez pour une quinzaine de minutes. Sur la fin de la cuisson, activez le grill et laissez dorer le dessus.

5 - Servez dès le sortir du four, avec de la verdure bien fraîche et pourquoi pas quelques tomates!


Le plus dur dans cette recette, c'est pas de pêcher la morue, c'est d'éplucher les patates ;D!!

Bonne soirée les copains,

Délia ♥ façon commandant cousteau mais qui pêche pas de poissons

dimanche 10 avril 2016

Tartelettes évasion : Curd de mangue et citron vert, chantilly coco et fleurs de mangue [véganes et sans le gluten dedans!]

Je pensais assez peu aux intolérants jusqu'à ce que ma soeur soupçonne très fortement une intolérance au gluten et au lactose.
Les douceurs que j'avais l'habitude de préparer étaient toutes "toxiques" pour elle et ça m'a fait remettre en question l'usage de ces ingrédients. Je ne les diabolise pas parce que j'ai bien en tête que seul les intolérants/allergiques risquent quelque chose en les consommant, bien loin pour moi d'une mode, il me semble simplement que l'industrie a créé les intolérances en appauvrissant les espèces de blé utilisées et en glissant insidieusement gluten et lactose à tous les coins de rue.
Et nous en arrivons donc à ce moment charnière, où je décide de réfléchir avec des yeux nouveaux à mes recettes.
Bien évidemment, les ressources animales (beurre, lait, crèmes, oeufs ...) sont précieuses car gourmandes en énergie et en vies. Alors j'ai eu envie de végétaliser mes recettes. Sans leur retirer de gourmandise. En gardant les textures identiques, en conservant le visuel.
Je n'ai pas eu envie de tomber dans la véganisation un peu trop brusque qui ne plaît finalement qu'aux véganes et qui n'emballe pas les omnivores déjà réticents à ces modes de vie.
J'ai vraiment à coeur de ne pas modifier l'expérience, en gros.
Pour que tout le monde puisse tomber d'accord et manger le même gâteau, intolérant ou non, végane ou non.


Alors pour ce qui est de la modification des ingrédients, je commence à avoir la main je pense pouvoir vous faire assez rapidement un article sur les ingrédients qui peuvent se substituer aux différents produits animaux, le plus difficile étant de remplacer, évidemment, les oeufs!
Pour le lait et la crème on s'en sort finalement très bien avec les options végétales qui sont très nombreuses et variées et qui permettent même de faire des recettes bien plus diversifiées car ont toutes des goûts et rendus très différents.


Ces tartelettes, c'était l'oeuf de pâques de ladite petite soeur qui se serait sentie frustrée de nous voir dévorer du chocolat plein de lactose pour la fête.
La pâte n'a rien à envier à du pur beurre, elle croque et a un bon goût de sablé.
Le curd de citron/mangue a cette texture mi crémeuse mi gélifiée qu'aurait un curd réalisé avec des oeufs.
Quant à la crème de coco, j'ai fait le test, elle est passée haut la main auprès des différents collègues omnivores qui ont mis le nez dedans, pourtant, plus simple tu meurs hein!

Alors, on y va?

Pour 3 tartelettes (à multiplier pour obtenir une tarte pour plusieurs du coup ;) )

Niveau : Intermédiaire
Points creusés : Fonçage de tarte, cuisson d'une crème et foisonnement d'une chantilly pas comme les autres
Temps : Moyen!


Le fond de tarte citron vert

65 g de farine sans gluten (1/3 maïs, 1/3 riz, 1/3 pois chiches)
38 g de poudre d'amandes
2 cuillère à soupe de purée de cajou ou d'amande
2 à 3 cuillères à soupe de lait végétal (ici lait de soja vanille)
5 g de rapadura
25 g de cassonade
Le zeste d'un citron vert (à la râpe américaine si possible)

1 - Peser tous les ingrédients secs dans un saladier ou le bol de votre batteur, puis ajouter la purée d'oléagineux et petit à petit, le lait végétal jusqu'à obtenir une consistance malléable mais non collante.

2 - Laisser reposer au frais une demie heure afin que la pâte soit plus facile à travailler (sauf si t'es vraiment un warior mais je t'assure que t'as pas envie de subir ça). Etaler ensuite assez fin mais suffisamment épais pour foncer la pâte dans des cercles ou moules selon vos envies. Avec les chutes vous pouvez faire des petites feuilles pour ne rien gâcher et décorer vos tartelettes par la suite :)

3 - Faire cuire à 190°C avec des poids pendant une vingtaine de minutes : la pâte doit être cuite et légèrement colorée (certains l'aiment blanche mais dans ce cas elle n'aura pas du tout son bon goût biscuité).


Le curd de citron vert et mangue

1 moitié de citron vert + 1/4
le zeste d'une moitié de citron vert
13 g de fécule de maïs
5 cl de lait végétal
5 cl d'eau
20 g de margarine végane
60 g de sucre semoule
1/4 de mangue bien mûre

1 - Diluer la fécule dans l'eau afin que le mélange soit homogène et donc sans gros grumeau.

2 - Dans une casserole faites bouillir le sucre, le lait, le jus de citron et la fécule diluée jusqu'à ce que le mélange épaississe.

3 - A ce stade, retirer du feu et incorporer la margarine en morceaux, puis les morceaux de mangue, puis mixer pour obtenir un curd tout beau, tout lisse.

4 - Démouler et laisser refroidir, de préférence sur une grille pour que ce soit plus rapide.


La chantilly de coco

200 ml de crème de coco
3 cuillère à soupe de sucre
1 sachet de chantibio (en magasin bio souvent au rayon farines ou bien pâtisserie)

1 - Anticiper la chantilly de coco et placer la briquette de crème de coco au frais pendant quelques heures.

2 - Ouvrir la briquette au ciseau de manière à pouvoir séparer facilement la partie aqueuse de la partie grasse qui sera solide.

3 - Battre cette partie grasse seulement, avec le sucre et le chantibio, qu'il conviendra d'ajouter quand la crème aura commencé à prendre un peu de volume. Continuer ensuite jusqu'à obtenir une chantilly!

4 - A la poche (douille saint honoré ici!) ou avec une cuillère, disposer la crème sur le dessus des tartes REFROIDIES (c'est important parce que sinon autant balancer la crème liquide directement dessus hein) en laissant un peu d'espace pour déposer des fleurs de mangue et faire naître le printemps.


Fleurs de mangue

Un quart de mangue

Découper des tranches fines et les rouler pour obtenir des jolies fleurs de mangue à déposer selon vos envies.


Conseil de dégustation 

Placer les tartelettes au frais au moins une heure pour que le curd refroidisse (autrement c'est pas aussi bon, t'es prévenu), et sortir un petit quart d'heure avant de déguster pour que la pâte ait le temps de revenir à température et ne soit pas trop dure! ;)



Et bon appétit bien sûr!

Délia ♥ qui se demandait si elle ne serait pas trop rouillée après tant de jours sans écrire un article de ses dix doigts