mardi 21 juin 2016

La petite brioche végane


Il y a des recettes qu'on croise à tous les coins de rue en version vegan (chia pudding, cheesecakes de cajou, le banana bread ..) et puis d'autres qu'on voit moins.
Et ça n'a pas forcément de raison. Parce qu'en y réfléchissant bien, la brioche, pour avoir du moelleux, ça a besoin de gras, ET de levure. Sinon on a plutôt fait le tour.


J'ai donc fait des recherches sur internet, dans mes livres et ai fait un mix de tout ça. Je voulais une brioche moelleuse, bien dorée, sans margarine et facile à travailler.
Car si on peut penser que la recette est très importante, dans la brioche, ce qui importe le plus c'est d'être suffisamment patient et de la laisser tourner, à vitesse moyenne (ou de la travailler à la main, mais longtemp!!), pendant un bon moment, sans jamais qu'elle ne chauffe, afin qu'elle prenne toute son élasticité grâce au gluten contenu dans le blé. Raison pour laquelle il est difficile de retrouver ce coté léger et aéré dans le sans gluten! (du moins sans utiliser des petits coups de pouce ;) )
On doit ensuite lui laisser le temps de bien se développer, à température agréable, parce qu'une brioche aime les endroits chaleureux. Je l'enfourne à 30°C avec un petit bol d'eau, le temps qu'elle double de volume, puis je la rabats et la façonne.
Le boulage, qui consiste à rouler la brioche dans sa main pour lui donner de la force pour la seconde pousse, est une étape clé pour réussir de belles brioches bien poussées et aérées.
La brioche donc, c'est du temps, et de l'amour.



Mais du coup, quand on a déjà ces deux ingrédients, même sans oeufs, sans beurre et sans lait, on obtient une jolie brioche bien dodue, qu'on peut tartiner, griller, ou même laisser se perdre pour réaliser un délicieux pain perdu végane!

Avouez, vous vous y voyez?


Pour deux brioches tressées

400 g de farine
15 g de levure de boulanger fraîche
270 g de lait végétal
60 g de sucre
1/2 cuillère à café de sel
85 g d'huile d'olive

1 - Déposez la levure tout au fond de la cuve, en l’émiettant. Comme ça pas de risque qu'elle soit en contact direct avec le sel ou le sucre! Versez dessus votre farine, et le reste des ingrédients.
Laissez tourner (ou travaillez à la main si vous n'avez pas de robot, mais sachez que c'est plus difficile à mon goût d'obtenir le même moelleux), jusqu'à ce que la pâte se décolle des bords de la cuve et qu'un doigt enfoncé dedans fasse effet rebond.
Si la pâte peine à se décoller de la cuve, peut-être qu'elle aura besoin d'un petit coup de farine, ne pas hésiter à en ajouter si elle est vraiment collante, même après 5-10 minutes de pétrissage.

2 - Placez ensuite le récipient avec la pâte (si vous voulez que ça n'accroche pas à ce dernier, huilez le, je le laisse dans la cuve pour ma part et je corne tout ensuite!) dans un endroit chaud. Soit votre four à basse température (30°C pas plus), soit votre dessus de cheminée, que sais-je encore. Plus la température sera basse, moins les levures pousseront rapidement.
A température idéale, il faut environ une heure à votre pâte pour doubler de volume.

3 - Videz votre récipient, "dégazez" la pâte (on la rabat sur elle même afin d'en retirer le gaz), puis commencez le façonnage. Si vous êtes d'humeur, lancez vous dans la tresse à deux ou trois branches (qui n'est pas le plus simple pour débuter car c'est assez compliqué de faire des boudins réguliers), ou simplement une grosse boule, ou plusieurs petites qu'on mettra à cuire dans un moule à cake comme une brioche de Nanterre.


4 - Remettez bien au chaud pour laisser pousser de nouveau. Cette fois ci, ce sera peut-être un peu plus rapide! Je ne les laisses pas non plus pousser à l'excès (40 minutes environ), car la levure prend alors le pas au niveau du goût et la brioche craque sur le dessus! N'oubliez pas également qu'elle va continuer à pousser quand on l'enfournera ;) !

5 - Enfournez à 200°C après avoir doré au lait végétal, puis baissez le four à 180°C. Je contrôle la cuisson à la couleur : quand la brioche est bien dorée, alors elle est prête! Il faut compter entre 20 et 30 minutes selon la taille des brioches et la puissance du four.

* * * * * * * * * * * 


Variante : on peut ajouter à cette brioche des pépites de chocolat ou de la fleur d'oranger, j'ai d'ailleurs ici eu envie de déposer un peu de sucre en grain.

J'espère que cette recette égaiera vos matins! Et pour celles qui se demandent : on ne sent pas du tout l'huile d'olive une fois la cuisson passée ;) !

Un bisou!

Délia ♥ qui aurait envie d'une journée ensoleillée, juste pour voir ce que ça fait en juin 2016



dimanche 19 juin 2016

Mon défi food [Manger pour 30€ par semaine]

J'allais être sans emploi, et mon placard croulait sous les denrées à péremption lente.
L'évidence s'est imposée d'elle-même : Il faut que j'écoule les stocks, on dirait que je me prépare pour un siège (et pas un petit siège, celui qui dure des siècles) .
Je ne me restreins jamais concernant mon budget nourriture (et c'est bien le seul). De fait, je peux y mettre facilement 60€, rien que pour essayer des produits que je n'ai jamais mangés, ou pour me faire un petit plaisir. Vu que c'est mon unique loisir, je me lâche!

Plantons le décor de ce petit défi que je me suis imposée pendant ce mois qui vient de passer.

- Un placard plein à craquer
- Un budget moins important (que dire, pas de budget du tout en fait, puisque pas d'allocations chômage et pas de boulot)
- Une envie de savoir si je pouvais manger pour la moitié (environ) de mon budget habituel.


Semaine 1

J'ai un peu peur de pas rentrer dans le budget si j'achète tout comme d'habitude. Alors je vais chez carrefour. A chaque article j'essaye de compter combien je vais payer au total, mais je suis une brêle en maths, donc je perds le compte vers les 17€.
J'essaye de ne rien prendre de délirant, de toute manière mes placards sont blindés comme pas possible.
Je serre les fesses arrivée à la caisse. SOULAGEMENT.

Résultat : Je m'en tire pour 24€ pour la semaine. Je n'ai manqué de rien, j'ai même pu commencer à taper dans les réserves. J'ai jeté un légume qui avait été oublié dans le fond du bac à légumes et qui commençait à avoir des cheveux. Du coup j'en ai profité pour tout nettoyer à fond.


Semaine 2 

Je prends confiance, j'essaye même de réfléchir à comment utiliser les produits qui font effet stock pour la guerre, comme ces pattes aux orties. Je les ferai avec une sauce à la moutarde à l'ancienne. Oui, c'est décidé.
Je me me risque à aller au magasin bio acheter quelques légumes, mais je ne trouve pas mon bonheur, alors je fais la majeure partie de mes courses chez Carrefour. J'ai abandonné l'idée à cette heure là de trouver des fruits et légumes français, j'achète même un concombre d'Espagne #enferetdamnation.

Résultat : Mon appétit de sans emploi étant bien plus mince que celui de plein emploi, j'ai encore sous le coude pas mal de choses en état en fin de semaine. J'ai dépensé 24€ en tout puis 5€ à la ferme par la suite. Je rentre donc dans mon budget!



Semaine 3 

Forte de mes deux semaines de défi relevé, je vais directement faire mes courses de fruits et légumes au magasin bio. Je revis. Les fruits et légumes sont beaux, et j'achète pour 14€ de frais et un peu de vrac (riz surtout).
J'achète ensuite quelques conserves de légumineuses et des similis qui viennent de sortir de chez céréal (et qui sont plutôt cools d'ailleurs).

Résultat : Pour 29€70, mes courses de la semaine son bouclées. Je suis contente!
Le placard se vide encore. Pour y voir vraiment plus clair j'ai pris le temps de tout vider et de "lister" ce qu'il me restait. J'ai même retrouvé une patate germée dans un coin. Maintenant je sais exactement quel aliment je dois manger pour vider le maudit placard.


Semaine 4 

Plus aucune crainte ne m'habite. Mon cerveau a visiblement réussi à passer l'étape du juste prix, sans la compétence mathématiques.
J'ai même prévu de faire deux recettes de Sébastien Kardinal et de son livre sur les similis "ma petite boucherie Vegan". Ca, et les rostis.

Résultat : Je m'en tire pour 25€.
Cette semaine, rien ne partira à la poubelle, et mon placard est maintenant un endroit désirable pour des denrées alimentaires. Pas de stock inutile, juste ce dont j'ai besoin.


Bilan global

Vraiment compter ce qu'on met dans ses courses permet de mieux rationaliser ses besoins. On a tendance à acheter beaucoup trop et ne pas consommer (moi en tout cas, mais je pense que je ne suis pas seule!). Je ne vous apprends rien si je dis que le gaspillage alimentaire est un vrai désastre mais je suis mal placée pour faire des leçons parce que je suis tout sauf douée pour l'éviter, ce gaspillage.
Avec l'avancée des semaines, j'ai commencé à m'organiser, globalement, des menus à la semaines. Pas sur papier, mais quand j'achetais un ingrédient, j'avais déjà l'idée de comment j'allais le cuisiner, et j'achetais spontanément le reste qui me serait nécessaire pour ma recette, en temps voulu, histoire que rien ne se perde.
De fait, j'ai fait des économies par rapport à mon budget habituel, que j'ai repassées dans la pâtisserie, ayant  un peu trop de temps à tuer.
Quant à ma diversité alimentaire, elle n'a pas bougé d'un cil.
Le placard a été épuré, je vais essayer de me tenir à terminer les choses avant d'en racheter des nouvelles! Je n'ai pas non plus été trop franche dans "l'écoulement des stocks" donc je pense que le roulement ne fera pas augmenter ce forfait semaine.
Quant au fait de consommer bio/français, on peut se le permettre sur certaines catégories de produits sans trop faire grimper la note. Le vrac, les fruits et légumes de saison et les similis (tofu par exemple) sont à des prix corrects pour peu de prendre le temps de comparer. Par contre, il faut avoir une enseigne bio à disposition, parce que le bio de grande surface est excessivement cher et ne permet pas cette fantaisie! (le kilo de pomme à 7€, incompréhension totale, le tout sous cellophane).
Je n'ai bien évidemment pas acheté de repas "tout prêt" (sauf mon simili céréal), mais le seul repas qui m'a pris plus d'une heure à préparer était le steak de simili (très bon d'ailleurs) du livre dont je vous parlais plus haut.

Résumé de l'expérience sur sujet 15245326*

- Capacité de réduction de ses dépenses
- Augmentation du pourcentage de consommation de ses achats
- Réduction du volume de rangement des denrées
- Amélioration des capacités de planification
- Accrochage définitif au biologique et au français
- Lvl up du génie de l'accomodage des restes

Si vous voulez suivre cette expérience, mes observations vers la réussite dans mon cas sont les suivantes :

- Se diriger vers des produits de base, et peu onéreux (genre pas les asperges vertes à 14€ le kilo quoi)
- Acheter de saison uniquement, les prix s'en ressentent beaucoup
- Privilégier le vrac si possible, pour ajuster au mieux ses besoins, réduire l'effet stock et payer moins cher
- Se fixer une limite réalisable selon ses moyens, impératifs et régimes alimentaires.
- Planifier, même vaguement, les repas de la semaine, juste pour se faire une idée
- Faire régulièrement un "état des lieux" pour écouler ce qui n'est plus très frais et procéder à une rotation des produits intelligente
- Réduire (voire supprimer si vous êtes dans cette démarche) l'achat des produits animaux (€€€€€)
- Supprimer le gaspillage impérativement. Un demi repas par ci, un demi par là, on a facilement balancé 2 repas à la poubelle en fin de semaine. Autant qui ne finiront pas dans notre bidon ;)

J'imagine que je ne parle pas ici qu'à des personnes qui ont le choix de procéder à cette démarche, mais elle m'a prouvée à moi qu'il était possible de manger de manière équilibrée et gourmande pour 150€ par mois.
Ca m'a suffit à réaliser que même si sur tous les autres plans je ne suis pas du tout dépensière (vu mes précédents salaires heureusement *fiou*), la nourriture était mon talon d'Achille et qu'il fallait que je me résonne!
Du coup, mon défi mois va certainement rester, hors défi, pour m'aider à cadrer un peu mon budget nourriture complètement disproportionné.

Je suis assez curieuse, quel est votre budget courses à vous, et comment rentrez-vous dedans?
Après tout j'imagine que tout le monde a ses astuces, je n'ai parlé que des miennes, mais je suis certaine que vous êtes pleines de ressources !  

Bisous doux!

Délia ♥


jeudi 16 juin 2016

La tarte à la rhubarbe de Maman ... [Vegan]

Fut longtemps, ma maman préparait de la tarte à la rhubarbe. Et dans cette époque lointaine et reculée, je ne savais pas tellement si j'adorais le coté astringent ou si je détestais ça. Mais j'avais tendance à y revenir.

Cette tarte, c'était une pâte, faite maison, et un appareil à la crème fraîche et aux oeufs, qui ressemblait à un flan aux abords des morceaux de rhubarbe qui dégorgeaient à la cuisson.
Par dessus, ma maman saupoudrait du sucre glace : ça faisait la bouche tout sèche et blanche, et enfin, ça devenait infiniment sucré après avoir fondu sur la langue, en contraste parfait avec la rhubarbe qui me taquinait les papilles.
Avec cette tarte, on ne sait plus trop ou donner de la langue!

Comme je trouve très amusant de véganiser les recettes les plus traditionnelles, celles qui pour moi représentent l'intérêt d'être partagées par tous dans une version mise au goût du jour, je m'attaque aussi aux recettes de mes souvenirs, et celle-ci en fait indéniablement partie.


Dans les champs de ma cueillette, la rhubarbe donne jusqu'en fin septembre, j'imagine que vous avez encore le temps d'en trouver! N'hésitez pas à demander à ceux qui ont de la famille à la campagne, les buissons de rhubarbe sont énormes!
Et si vous en avez un peu trop après avoir terminé votre tarte, il sera toujours temps de transformer ça en compote, et de l'accompagner d'un cake citron tout simple ou de quelques fraises.

J'ai vu beaucoup de recettes qui faisaient dégorger leur rhubarbe, ou qui leur infligeait des tas de traitements de faveur. Ici j'ai fait au plus simple : j'ai retiré l'opercule filandreuse qui les recouvre, et roule ma poule.


Pour une tarte pour 6 personnes :

La pâte ("pâtisserie vegan", aux éditions Mango)

125 g de farine
80 g de poudre d'amandes
4 cuillère à soupe de purée d'amandes
5 à 6 cuillère à soupe de lait de soja
50 g de sucre
1/2 cuillère à café de sel

1- Mettre tous les ingrédients secs avec la purée d'amandes et mélanger, puis ajouter petit à petit le lait de soja jusqu'à obtenir une boule, malléable et surtout, pas trop sèche!

2 - Il est tout à fait possible de ne pas laisser reposer la pâte car elle est très facile à manipuler. Etalez la finement et foncez un cercle ou un moule à tarte pour 6 personnes (je considère qu'un cercle à tarte de 22 est la taille idéale).

3- S'il reste de la pâte, on peut aussi détailler des petites formes (ici des coeurs) qu'on fera cuire avec le reste et qu'on retirera dès qu'ils seront dorés (et ça va assez vite), pour ne pas gâcher et pour décorer!



L'appareil (à doubler si vous utilisez un moule, car les bords sont plus hauts que ceux d'un cercle)

125g de crème de soja
130 g de sucre en poudre
2 cuillère à soupe de maïzena
60 g de lait végétal
1 pincée de sel

Mélangez la crème, le sucre et le lait, et remuez vigoureusement avec la maïzena pour éviter tout grumeau.!

Montage

400 g de rhubarbe

1 - Épluchez la rhubarbe en la débarrassant de sa pellicule fibreuse. Détaillez en petits tronçons.

2 - Disposez la rhubarbe de manière à recouvrir équitablement tout le fond de tarte.

3 - Versez dessus l'appareil en prenant soin de ne pas trop déplacer les tronçons de rhubarbe, au besoin les re répartir!

4 - Enfournez à 180°C pendant 45 minutes environ. Surveillez la coloration de la pâte et de l'appareil, le tout doit dorer légèrement!

5 - Dégustez tiède ou froid, selon vos préférences!


Pour conserver l'esprit de la tarte de mon souvenir, j'ai saupoudré de sucre glace, une fois la tarte entièrement refroidie, sur tout le pourtours de ma tarte.

Je sais qu'on a tous eu des mamans différentes, alors je suis bien curieuse de savoir quels sont vos souvenirs gourmands à vous! Qui sait, peut-être que ça me donnera des idées ...

Je vous laisse, j'ai une fournée de donuts qui pousse.
Et oui, bien sûr, vous aurez la recette!


Mille bisous (au sucre glace)

Délia ♥ qui est tombée dedans quand elle était petite



mardi 14 juin 2016

Greenwashing : le guide parfait pour dire adieu aux produits ménagers!

Coucou vous!

Je vous reviens aujourd'hui avec un petit ouvrage de vie pratique qui m'a tapé dans l'oeil et que je voulais absolument partager avec vous!

Je dois le dire, je suis loin d'être une grande maniaque. Je suis de celles qui laissent la vaisselle s'empiler dans l'évier parce que les derniers épisodes de ma série viennent de sortir. Il m'arrive de laisser la table du salon pleine des traces humides des pattes de Nova qui passe sa vie à y grimper. Tout comme je peux laisser mes plaques de cuisson recouvertes d'un voile gras sans que ça m'empêche de dormir la nuit.
Vous l'aurez compris, je suis loin d'être une addict du nettoyage (mais je me soigne).
De fait, je me laisse donc souvent déborder par les tâches ménagères et quand arrive le dimanche, je me retrouve déprimée devant l'ampleur de la tâche titanesque² à accomplir.


Je suis tombée complètement par hasard sur ce livre dédié aux produits ménagers et de manière générale, à l'entretien de son intérieur.
A priori, un sujet qui ne me passionne pas donc, vous l'aurez compris avec cette introduction.
SAUF QUE, dans ce livre, on t'apprend à te passer complètement de l'industrie du produit ménager, à devenir autonome et indépendant, avec quelques produits basiques seulement.
Tu n'auras pas à acheter un seul produit fini pour briquer des joints de ta salle de bain, aux taches de sang de ton matelas qui aura pris de plein fouet une surprise nocturne, ou même le pipi de ton chat qui a ses humeurs, ni même le fond de tes toilettes entartrées!

Dans un premier article, je vous avais listé quelques produits que j'utilisais, mais je n'avais pas beaucoup creusé le sujet.
En réalité je n'étais pas loin de la réalité, car il faut peu de produits pour fabriquer des aides au ménage qui nécessiteraient 20 bouteilles chimiques et toxiques dans le placard maudit sous l'évier, en conventionnel.

Halte au bavardage, passons au contenu du livre!


L'introduction te présente donc quelques produits de base, dont certains que je ne connaissais pas du tout (comme le Borax, la terre des sommières ...), et te dresse les pré requis, que nous possédons tous, comme l'huile de coude. La plupart des ingrédients sont déjà dans nos placards ou sont très simples à trouver et peu coûteux, un argument de plus à ajouter à la balance pour pencher du coté écologique et sain.
L'auteure connaît son sujet et t'explique les réactions chimiques (en même temps elle est docteure en chimie pharmaceutique, donc elle te raconte pas des conneries) qui interviennent, histoire que tu puisses même comprendre ce qui créée l'action de certains produits de nettoyage, afin de pouvoir adapter tes recettes.

Tu comprends rapidement que les industriels de la chimie du ménage te prennent pour un jambon et qu'on te vend des produits super nocifs (pour toi, pour ton intérieur, pour l'environnement, pour ton chat, pour "ajouter tout ce qui vous plaira (sauf ceux qui te les vendent, eux ils s'en mettent plein les fouilles à te vendre un produit pour chaque usage)") pour pas grand chose, avec des promesses incroyables, des myriades de couleurs et des résultats pas toujours au rendez-vous. Entre autre, la majeure partie des produits de nettoyage sont additionnés de mousse, car tout le monde pense que si ça mousse, c'est que ça nettoie. Sauf que mis à part faire augmenter la liste des ingrédients et le coût du produit, c'est inutile dans la majeure partie des cas.
Certains produits qu'on pense d'ailleurs très efficaces contre la crasse sont purement inefficaces. La javel ne nettoie pas. Oui oui. Elle ne contient aucun tensioactif, donc au mieux, elle désinfecte, mais n'a aucune efficacité contre la salissure.


Chaque pièce est traitée spécifiquement, et chaque poste à nettoyer (l'évier, le sol, le plan de travail, ton fauteuil, ta vaisselle, ton frigo) est détaillé en plusieurs solutions et produits d'entretien selon l'importance de la salissure et le matériau. C'est d'ailleurs le gros avantage de fabriquer soi même ses produits : on peut les adapter complètement à la situation et donc en tirer le meilleur parti sans gâcher.
A chaque chapitre, on te fait même réaliser qu'il y a des choses à nettoyer que tu as complètement enfoncées dans les méandres de l'inutilité mais qui représentent de vrais nids à saleté .

Comme c'est ludique, que l'auteure prend soin de te donner des listes à adapter selon ton intérieur, ce livre aide grandement à se motiver pour faire le ménage. Même moi qui ne suis pas une grande partisane de briquer mon intérieur, j'ai déjà fait ce qu'on pourrait appeler un grand ménage de printemps depuis que je l'ai acheté. Et j'ai même trouvé ça plaisant de rayer mentalement la liste des choses à faire pour avoir un intérieur sain!


Saviez-vous par exemple, qu'on peut très bien détacher les accoudoirs de son fauteuil qui grisonnent?
Avez-vous déjà pensé à entretenir votre planche à découper autrement qu'en la passant sous l'eau? 
Savez-vous que notre intérieur est plus pollué que l'extérieur mais qu'on peut très simplement le dépolluer à l'aide de plantes dépolluantes et d'une aération quotidienne de seulement 10 petites minutes?
Pensez-vous régulièrement à désinfecter les poignées de portes et interrupteurs?
Avez-vous retourné votre matelas ces dernières années?

Saviez-vous que certaines plantes aident à réguler l'humidité de votre intérieur?
ET ENFIN savez-vous que vous n'avez besoin d'aucun produit pour décaper le fond de vos toilettes qu'un grand verre de vinaigre ou de l'acide citrique?

Enfin, ce livre propose une certaine méthodologie, une structure à appliquer pour faire les choses dans l'ordre, pour en faire des réflexes quotidiens.
Il propose notamment de ne pas tout faire d'un coup pour ne pas se décourager.
Et surtout, on ne tombe pas non plus dans la psychose totale de la saleté, mais on reste dans le bon sens. L'aseptisation de son intérieur n'est pas au rendez-vous et les solutions sont pratiques et adaptées même aux intérieurs avec des enfants.


Ce qui est encourageant, c'est qu'on peut commencer avec peu de matériel et encore moins d'investissement. Avec un pulvérisateur à 1€50, une bouteille de vinaigre blanc et du bicarbonate, une huile essentielle de son choix, on peut déjà presque tout nettoyer dans sa maison!
Ca paraît dingue quand on voit le nombre de bouteilles qu'on peut accumuler non?
Pour certains cas, on pourra investir dans des produits plus costauds, mais en tout et pour tout, il doit y avoir moins de 12 ingrédients de base dans le livre. Même si on les possède tous, on ne se retrouvera jamais submergé!
Très sincèrement, le livre est si complet que je ne pense pas qu'un seul sujet soit oublié, il te fera même penser à aller épousseter le dessus de tes portes.

Quand on sait que les produits vendus dans le commerce sont nocifs pour notre santé et participent à polluer l'intérieur, et quand on voit leur prix et leur coût environnemental, il est assez rapide de faire le calcul et de laisser se vider, petit à petit, le dessous de l'évier, pour remplacer ses produits par des matières simples mais réellement efficaces. Qui l'eut cru, mais je suis venue à bout de mon four avec du vinaigre, de la chaleur et du gros sel. Et j'ai même pas le bras de Nadal.


Si la démarche paraît compliquée et chronophage, je pense cependant qu'il est peu probable que vous soyez à sec de tous vos produits ménager en même temps, la fabrication sera alors échelonnée sur une longue période, et la transition s'effectuera donc ... en douceur!

Prêt à ne plus mettre l'orteil dans les rayons ménagers des grandes surfaces? 
Déjà adepte de ces méthodes écologiques pour ton intérieur? 

Greenwashing, Cécile Berg aux éditions La plage, 19.95€, chez tous les bons libraires!




dimanche 12 juin 2016

La pavlova aux fruits rouges : trois étages, trois fois plus de gourmandise !

Si jamais tu as suivi ma vie trépidante sur la page facebook du bleug, tu as du voir que j'ai fait des crèmes brûlées.
Mais quand on fait des crèmes brûlées, on est bien d'accord qu'on n'utilise que les jaunes des oeufs.
Si tu as déjà eu à faire à ce dilemme, tu t'es donc déjà demandé : mais j'en fais quoi moi, de mes blancs d'oeuf?

Si l'on ne compte pas les utiliser tout de suite, on peut très bien les congeler dans un bac à glaçon, c'est très pratique parce que c'est portionnable et ça évite de jeter (ou de laisser perdre en jetant ensuite cqfd) les précieux blancs. On n'a plus qu'à prendre le nombre de "glaçons" dont on aura besoin ensuite et les laisser décongeler au frigo!

Sinon on peut aussi faire de la pavlova.


Tu saiiis, tu as déjà du en voir (d'ailleurs j'en avais publié une recette sur le blog il y a fort fort longtemps), ce sont ces meringues, avec de la chantilly et plein de gourmandises fruitées sur le dessus.
C'est très simple à réaliser, le seul impératif est d'avoir à minima un fouet électrique (ou alors un bras façon Nadal et 1h30 à perdre quoi), au mieux un robot type kitchen aid qui fera tout pour toi pendant que tu rangeras ta cuisine.
Le tout est rapide à préparer, et définitivement un de mes desserts préférés car il est très léger (enfin en sensation, parce que faut pas se leurrer c'est du sucre et du gras :D ) tout en restant gourmand à souhaits.
Cette version à étages permet une répartition optimale de meringue, crème et fruits et donne une toute autre dimension (à étages oui, on avait compris) au dessert. En plus de lui donner un coté encore plus festif et emprunt d'une classe à Dallas comme t'en as rarement vu. Imagine la tête de tes invités quand tu sortiras ça de ton frigo hein?


Pour une pavlova, pour environ 6 personnes (on a dit que c'est léger, on a le droit de faire des grosses parts (et en plus y'a des fruits))

La meringue

4 blancs d'oeuf
220 g de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe rase de maïzena

1 - Commencez à battre vos blancs jusqu'à ce qu'ils soient bien mousseux et presque en neige. C'est important de ne pas non plus les laisser monter complètement parce qu'ils risqueraient de grainer. Ajoutez alors votre sucre et le jus de citron. Les blancs vont un peu redescendre mais ne vous inquiétez pas, ils vont revenir plus grands et plus forts par la suite.
Laissez tourner quelques minutes jusqu'à ce que la meringue commence à prendre vie (le fouet laisse des traces bien nettes et la meringue comme à briller) et versez la maïzena. Battez jusqu'à ce que votre meringue soit bien brillante et raide : en soulevant le fouet vous devrez avoir un magnifique et si connu "bec d'oiseau" qui se tiendra et vous indiquera que vous êtes prêts pour la suite.

2 - Il vous faudra deux plaque pour le four, car vous allez réaliser 3 disques identiques (enfin au mieux, l'imperfection de la pavlova créera tout son charme). Pour ça, divisez en trois parties égales votre meringue et à l'aide d'une spatule ou d'une cuillère à soupe, étalez afin d'avoir des surfaces relativement planes, qui faciliteront l'empilage, parce que c'est pas une partie de kapla quand même.

3 - Enfournez pendant 1 heure à 120°C, environ. Je dis bien ENVIRON parce que ça dépendra de l'épaisseur que vous aurez choisi. Pour contrôler la cuisson, j'enfonce mon doigt dedans (ni plus, ni moins). Le résultat recherché est une coque croquante en extérieur mais une meringue fondante à l'intérieur. Si vous réalisez votre cuisson sur plusieurs étages n'hésitez pas à prolonger la cuisson pour certaines plaques qui pourraient avoir cuit moins fort.


La crème

Une briquette de 33 cl de crème (je me penche toujours vers la Elle & vire couleur rouge et verte qui est la plus efficace que j'aie pu trouver jusqu'ici)
30 g de sucre
1/2 gousse de vanille ou 1 cuillère à café d'arôme vanille naturel (on veut pas de synthèse on a dit)

Astuce 
Quelque soit votre poids de crème, une chantilly se sucre toujours entre 10% (très peu sucrée) et 30% (très sucré). Comme ça, vous saurez toujours vous en sortir!
Astuce numéro 2
On voit beaucoup de recettes avec de la chantilly au sucre glace mais comme il contient de la fécule/amidon, si vous souhaitez conserver votre dessert jusqu'au lendemain, je vous déconseille son usage car la crème aura tendance à fermenter légèrement et prendre rapidement un goût moins agréable.

1 - Faites monter ensemble la crème, le sucre et la vanille. Serrez la chantilly correctement mais pas à l'excès non plus afin qu'elle ne devienne pas grasse en bouche et qu'elle ne vienne pas alourdir la légèreté de ce dessert.


Montage 

500 g de fruits rouges 
Optionnel : coulis, fleurs décoratives

A la sortie du four, mettez vos pavlovas au mieux sur une grille, au pire sur un plan de travail, pour les laisser refroidir. Il faut absolument que les meringues soient bien froides, autrement elles feront fondre votre chantilly!
Dans une jolie assiette à service un peu plus grande que vos meringues, placez votre premier disque de meringue. Disposez dessus un tiers de votre chantilly et des fruits (pensez à garder les plus jolis/moins abîmés pour le dernier étage qui servira de présentation!).
Renouvelez l'opération pour le deuxième étage puis, pour le dernier étage, allez y sans modération sur les fruits. Si vous comptez la transporter, je vous conseille cependant de veiller à ne pas déposer de fruits ni de crème trop au bord de votre pavlova car ils ont tendance à glisser (et je peux vous assurez que même le moindre virage vous paraîtra comme un grand prix de formule 1, faisant déraper au passage cerises et fraises !).

Je vous conseille de ne pas garnir la pavlova trop en avance. En effet, la meringue aura tendance à ramollir et perdre de son croquant si charmant.

J'espère que plus aucun blanc d'oeuf ne se perdra, ce serait bête de se priver de pavlova.

Pour les vegan de l'assistance, vous pouvez tout à faire reprendre la base de meringue de cette recette publiée pour la période de noël et vous munir soit de crème de coco, soit de crème à fouetter de type shlagfix en bombe ou à monter soi même. :)


Enfin, pour ceux qui ont déjà goûté une pavlova, cette version mérite d'être tentée, et pour ceux qui n'ont jamais eu en bouche cette douceur, réparez donc cette erreur, ça vaut bien la majeure partie des desserts plus connus et moins classés délice dans l'échelle de gourmandises!

Je vous embrasse, j'ai un dimanche à glandouiller moi!

Délia ♥ à fond dans les fruits rouges

jeudi 9 juin 2016

"Composez, réglez, déclenchez!" : Le livre qui va te décoincer de la photographie!

Quand on est autodidacte je m'en foutiste de la photographie comme moi, il faut bien admettre qu'on a toujours un tas de notions à rattraper. Si ce n'est les ISO et la vitesse d'obturation, je n'ai jamais beaucoup réfléchi à mes prises de vue autrement que par le biais des résultats que je voyais dans mon écran.


Un beau jour, je tombe sur ce livre à la FNAC. Tu sais, les livres, pour moi, ce sont de vrais bijoux. Chacun sa mémoire, mais le fait de lire, de pouvoir RE lire si j'ai pas compris, de lire ailleurs pour approfondir, ça m'aide beaucoup à imprimer.

Anne Laure Jacquart tient un blog photo, que je n'ai pas encore vraiment pris le temps de parcourir mais qui est, comme son livre, très décomplexant.
En fait, cette photographe très douée t'expliques vraiment pas à pas les démarches, et te prouve que non seulement tu n'es pas la seule à tâtonner pour trouver les bons réglages, mais qu'en plus de ça, la retouche par exemple est parfois nécessaire pour révéler le potentiel d'une photographie.


Le livre possède une approche très sensitive de la photographie. On commence d'abord par t'ouvrir au monde qui t'entoure, en repérant les formes, les contrastes, les similitudes, le cadrage, et ensuite, tu commences seulement à ouvrir la porte des réglages et t'équipes de ton appareil.
En gros, on te fait comprendre que quand bien même tu vivrais ton appareil comme un troisième oeil qui ferait exactement ce que tu attends techniquement, tu seras toujours un photographe médiocre si tu n'apprends pas à voir, comprendre et apprécier la vie autours de toi.

Pas toujours facile de réfléchir aux angles et au sujet, mais j'ai essayé!

Le livre fonctionne par thématiques : "comment intégrer un premier plan" "le contre-jour" "associer les éléments et lignes".
Chaque chapitre s'imbrique parfaitement dans le précédent, c'est un peu comme un entonnoir qui a du sens .
Regarder -> Faire des choix photographique/esthétiques -> Gérer son environnement -> Gérer son matériel -> Choisir ses images -> Choisir sa retouche -> Apprendre à s'exprimer par ses photos

Ici c'est la retouche qui donne à un mur tout bête l'impression d'être une pluie de paillettes bleutées.

Le déroulé est logique, clair, synthétique et surtout ILLUSTRé (je savais pas faire le grand E avec un accent, donc crotte). Car comment pourrait-on parler photographie sans image hein?
Le fait est qu'en image, en pas à pas, l'auteure nous montre comment corriger des erreurs, améliorer des rendus. Et ça paraît presque facile. Ca donne envie de prendre son appareil, et d'être curieux.

Même si à force de toucher à tout sur mon appareil en mode manuel j'ai réussi à améliorer mes rendus, ce livre m'aura donné envie d'explorer d'autres parcelles de photographie, moins descriptives et plus subjectives. Comme par exemple la photo en faible luminosité, le contre jour ou les jeux d'ombre et de lumière. Ou même les photos en mouvement en utilisant les pré réglages de l'appareil, qui même si je les voyais d'un oeil inutile permettent de canaliser l'attention de l'appareil sur des réglages précis (temps de pose, lumière...).

Cette photo donne l'impression que les moustaches de Nova sont des petits bâtonnets lumineux qu'on allume sur les gâteaux d'anniversaire non? ;)

Bien loin d'être indigeste, je conseille ce livre à n'importe qui voudrait progresser en photographie (même avec autre chose qu'un réflex, sa partie ne commence finalement qu'à plus de la moitié du livre), ou se sensibiliser à une photographie plus sensitive, personnelle et finalement, simple.

Oui, photographe est un métier (et un beau métier!) mais ça n'empêche personne de s'amuser sans complexe à capturer de beaux instants, et surtout à savoir les repérer.

Vous pourrez retrouver ce livre à peu près partout, il s'agit d'un best seller. Son prix de 25€30 est amplement mérité, vous ne regretterez pas un instant d'avoir dépensé cette modique somme.

J'ai trouvé que ce petit bout de trottoir complètement dépassé par les plantes sauvages ferait un beau tableau pour illustrer l'idée de sortir du cadre.

Les photos de cet article sont le fruit de tentatives un peu différentes, d'une perception plus fine des éléments qui m'entourent et d'une prise de risque par rapport à mes habitudes photographiques.
Je les apprécie parce qu'elles sont empruntes d'une intention différente, puisqu'elles représentent des détails que j'ai apprécié, ou qui m'ont amusés.

J'espère qu'à la lecture de cet article, chacun aura envie de filer s'acheter cet ouvrage, qu'il serait bien réducteur d'appeler livre : c'est un vrai guide d'initiation pour désacraliser la photo et inviter chaque personne à montrer au monde entier comment il voit la vie.


Bisous à travers l'objectif

Délia ♥